Un lieu et des sous …

Cinquante minutes vives, vivantes, vivifiantes ! Dernière création d’Edith Amsellem, Virginia à la bibliothèque convoque l’écrivaine britannique Virginia Woolf dans l’un de ses essais les plus célèbres,  Un lieu à soi – c’est ainsi que Marie Darrieussecq a intitulé la récente traduction qu’elle a fait de Une chambre à soi, dommage à mon sens. Mais enfin l’essentiel est que la metteure (ou metteuse ?) en scène donne à ce plaidoyer pour l’éducation féminine beaucoup de force et d’actualité. Elle le fait avec une belle inventivité et plein d’humour et que cela se passe au milieu de vrais livres de la bibliothèque de l’Alcazar pimente le spectacle. Anne Naudon semble se régaler à jouer l’équilibriste sur les étagères, à naviguer entre les piles de bouquins . Nous aussi. J’ai lu et aimé ce texte il y a bien longtemps ( d’où mon attachement au titre) et j’avais oublié que l’auteure de Mrs Dalloway précise : pour qu’une femme puisse écrire il lui faut une chambre à soi … et de l’argent.  Je ne peux qu’opiner opiniâtrement du bonnet.
Dernière soirée ce samedi 8 février, Alcazar, 20h30, 6 à 13 euros

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