Le coeur et le corps

Envie de revenir sur ma tièdeur concernant  Christian Bobin. Son livre, La nuit du cœur (Gallimard), se passe à Conques . Interrogé par François Busnel à La Grande Librairie du mercredi 23 octobre, Il dit tout de suite des choses toutes simples, qui rendent heureux, léger. Par exemple il pense qu’on n’est jamais vraiment abandonné… ce qui nous sauve : un vol d’étourneaux, des roses trémières, une phrase dans un livre. Il dit encore : La vie c’est un alcool brut mais il n’y a rien de plus beau que la délicatesse et la douceur. Il déclare son amour pour Supervielle et cite un vers d’un poème qui a hanté mon adolescence : Ne touchez pas l’épaule du cavalier qui passe/ Il se retournerait et ce serait la nuit.

Envie de lire Un homme aborde une femme de Fabienne Jacob (Gallimard). Une écriture du corps et des sensations, nous dit son éditeur, tissant en creux, dans le cadre d’un débat d’actualité qui fait rage, un éloge de la rue joyeuse, vivier foisonnant et insondable, terrain de prédilection du jeu et du hasard. Sur le plateau, l’auteure n’hésite pas à balancer :  Oui j’aime qu’on me regarde dans la rue ! Moi aussi. Et ça me manque !

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