SCALP – Série de conversations anti-Le-Pen

Mercredi 3 mai, au théâtre Toursky, à Marseille, le 2ème forum suscité et orchestré par Hervé Castanet de l’Ecole de la cause freudienne  a connu des  beaux moments. Ainsi du  plaidoyer de l’universitaire et auteur Alexis Nuselovici  pour voter Macron qui ne pouvait laisser de marbre.  Extrait.
Que s’est-il passé ? Je crois, hélas, que le FN a gagné au-delà du premier tour. Il a paralysé la pensée. Le fascisme est une pensée de la totalité mais aussi de la sidération, de la capture des esprits. La critique devient muette, les oppositions s’atténuent, le nihilisme, au sens nietzschéen, s’installe comme discours normal et normatif. « Ni-ni », c’est le nid du fascisme. Ne pas voir la différence entre fascisme (Le Pen) et républicanisme (Macron, qu’on le veuille ou non), c’est déjà adopter la posture fasciste, celle qui indifférencie, qui brouille les idées, qui brûle les livres avant de brûler les corps. Celle qui nie l’histoire et qui nargue la mémoire car elle a pour elle un présent éternel.
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texte Alexis Nuselvici

PS. Ce soir jeudi 4 mai, l’émission La grande librairie s’intéresse aux mots de la politique, comme le fait Alexis Nuselovici qui dresse un inventaire du lexique affligeant de cette campagne présidentielle.

Sous le titre La jouissance létale du fascisme, le poète Pierre Parlant a tissé une réflexion poétique  à partir  d’une phrase  de  Gilles Deleuze et de Félix Guattari : Hitler faisait bander les fascistes. Les drapeaux, les nations, les armées, les banques font bander beaucoup de gens.  Et cela en évoquant une scène d’un des plus beaux italiens que je connaisse. Extrait.
Il est hors de question de se demander, précisément parce que nous les aimons, ce qui, pour leur part, fait bander les deux personnages d’Une journée particulière, le film d’Ettore Scola que j’évoque ce soir. Il est hors de question de se le demander car il en va de leur liberté et, en retour, de la nôtre. Pour autant je sais, nous savons, nous qui les avons vu danser et rire, nous qui les avons vu vivre des moments d’une tendresse inouïe et paradoxale — inouïe car paradoxale — que ce n’est pas, que ça ne peut pas être ce pantin criminel qui a pour nom Hitler.
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https://diacritik.com/category/livres/rentree-dhiver-2017/l

 

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