La fêlure et la lumière

Des pages magnifiques dans Libé du week-end 12 et 13 novembre sur l’écrivain-poète-chanteur qui s’en est allé. (…) Léonard Cohen est entré dans l’intimité de femmes et d’hommes qui n’en auraient laissé entrer aucun autre – pas même Dylan son alter ego (il était peut-être plus légitime pour le prix Nobel de littérature, est-il suggèré). Je ne le connaissais pas  bien, mais j’ai versé, à une époque, des torrents de larmes le soir dans le noir en écoutant Hallelujah repris par Jeff Buckley. De bonnes larmes qui ont irrigué mon cœur fatigué… Je ne sais pas si je vais autant écouter son ultime album You want it darker, mais il est bouleversant. You want it darker que Didier Péron, j’auteur de l’article suggère, très finement, de traduire par : Alors comme ça, vous voulez de la gravité ? qui redonne à Léonard Cohen son sens de la désinvolture, quoi qu’il en soit des affres de  la vie et de la mort. Je découvre dans ce  dossier qu’il est l’auteur de deux vers que je porte aux nues :
There is a crack in everything. That’s how the light gets in. Il y a une fêlure dans toute chose/ C’est ainsi que la lumière y entre.

Pour rester dans l’actualité, les lamentations que je pourrais exprimer sur le succès de Trump n’apporterait rien. Je me contente de recommander un article de Pascal Bruckner dans les pages Débats du Monde du 11 novembre (très mal intitulé Le triomphe des papys braillards) qui fait le point sur, à son sens, les trois raisons de cette calamiteuse élection. « Ce Néron narcissique et libidineux a su admirablement capter une humeur, une colère et incarner ce qu’il y a de pire en Amérique. » La fêlure et la lumière ne font pas partie de son vocabulaire.

3 réponses sur “La fêlure et la lumière”

    1. Chère Dane, Je ne partage pas votre enthousiasme pour les pages (apparemment copieuses) de Libération dont l’écriture est bien décevante, parfois dénigrante : les successifs journalistes semblent suggérer au fil de ces pages que, à eux, « on ne la fait pas ». J’ai vérifié par ce « dossier » la culture (ou absence de culture) persifleuse, détachée de ce journal ; c’est à peine mieux dans Le Monde, qui s’est contenté sur une page d’un service minimum. C’est dans La Croix (auquel j’ai contribué) que la dimension spirituelle de Cohen a été prise en compte ; et si l’on n’en parle pas, on passe à côté de ce chanteur d’exception. Je vous suggère mon propre article paru en septembre sur mon blog « Le Randonneur », avant son décès donc mais à l’occasion de son 82 è anniversaire : http://media.blogs.la-croix.com/happy-birthday-leonard/2016/09/20/ Bien cordialement à vous – Daniel‎

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