Le goût de l'Amérique

L’été ne capitulait pas … perdurait la canicule. Ce n’était pas l’auteure de ces lignes qui s’en plaindrait. Un parfum de vacances, encore donc, le week-end dernier dans les cafés, autour de l’Hôtel de ville de Vincennes. Une envie d’acheter tous les livres au Salon du Festival America, littératures et cultures d’Amérique du Nord, 8ème du nom, d’écouter tous les débats ou presque, de prendre un billet d’avion pour San Francisco après la projection du film The city that knows how, de Laureline Amanieux et Luca Chiari.

On se calme. « Littérature et journalisme » c’est pour moi. Deux tables rondes pour disserter de cette alliance – ambivalence ? – qui n’est pas nouvelle mais prend de l’ampleur ces derniers temps ( j’y ai consacré un chapitre dans Question de style. Ed CFPJ). Christopher Bollen, rédac chef de la mythique revue Interview créée par Andy Wahrol en 1969, en parle bien. En signant des critiques d’art et de littérature dans The New York Times, Artforum, New York Magazine et The Believer, il est en effet au cœur de cette problématique. Manhattan People qui sort chez Calmann Lévy est, de son côté, un roman qui flirte avec le réel. Je ne l’ai pas encore lu. Il s’inscrit, selon Sébastien Ministru (RTBF,) dans la grande tradition de la littérature américaine où New York est montré comme le carrefour historique et hystérique de toutes les immigrations. […] Captivant et touchant, un vrai plaisir de lecture ». Autre bonne intervention, celle d’ Alysia Abbott qui a écrit unlivre sur son père, poète et homo, et qui se revendique catégoriquement de la non-fiction littéraire. Fairyland (10/18) se passe dans le San Francisco bohème des seventies. A la fois portrait de la communauté queer et d’un père adoré.

Colum McCann au Festival America
Colum McCann au Festival America

Je repars pour « New York, New York » avec une table ronde animée par François Busnel (meneur de plus en plus pertinent de l’émission télé La grande librairie, amoureux de la littérature américaine) après la projection de son film Un air de New York.
« Quand je suis à New York et que je dis que je rentre chez moi, ça veut dire que je vais à Dublin et quand je suis à Dublin et que dis que je rentre chez moi, ça veut dire que je vais à New York. J’ai deux pays et une main dans la poche de chacun de ces pays
. » C’est Colum McCann qui dit ça , mon écrivain préféré outre-Atlantique avec Richard Powers. Découvrez-le en lisant, par exemple, Saisons de la nuit ou Danseur (en poche) et sa dernière parution Treize Façons de voir (Belfond), dont je vous reparle là aussi quand je l’aurai, sans doute, dévoré… Sachez, en attendant, que dans Télérama, Nathalie Crom évoque les plus belles, les plus intimes pages qu’on ait lues depuis longtemps chez cet écrivain.

Les grands espaces américains ? Non ceux de l'Aubrac ! (Photo Théi Cassagnes)
Les grands espaces américains ? Non ceux de l’Aubrac ! (Photo Théi Cassagnes)

 

 

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