Attali, Pina Bausch, Darty

L’école primaire s’effondre, la renforcer est la première des priorités : c’est une des conclusions du second rapport Attali. Cela parait si évident. Est-ce que le rapport parle de la place de l’art dans l’enseignement ? Sans doute. Elle est encore si congrue malgré moult réformes sensées lui ouvrir grand les portes de l’école, lycée compris bien sûr. J’y pensais en regardant « Les rêves dansant s », le documentaire sur une expérience menée avec la chorégraphe Pina Bausch. Comment ces jeunes adolescents se réparent, s’étoffent, se structurent, s’enracinent à travers cette aventure artistique. Magnifique. J’y pensais aussi en voyant la bande-annonce du film de Jean-Pierre Pozzi et Pierre Barougier « Ce n’est qu’un début » sur le thème : des ateliers philo en maternelle … (Aline ! on attend ta critique …) J’y pensais encore en écoutant sur la ligne 11 le dialogue de deux jeunes » issus de l’immigration » ( comment dire autrement ?) : une pauvreté de langue et de pensée qui fait franchement peur… Envie de les diriger illico dans un cours de théâtre ou un atelier d’écriture ! Bien sûr ça existe de façon sporadique mais cela devrait être généralisé d’urgence. Cela me renvoie à mes années scolaires à moi. Je n’étais pas issue de l’immigration mais comme j’aurais eu besoin aussi de cet éveil artistique, apprendre à voir, à bouger, à danser, à récit à faire le clown, à jongler, à réciter, à conter, à dire, à chanter… au lieu de passer des heures sur des formules de chimie ou des équations. Plus tard, zyva, rattrape ça avec tes cordes vocales enfumées, tes muscles rouillés …
Mais quel gâchis !
Un mail me ramène à la dure réalité. « Mon lave-vaisselle sent mauvais… ». C’est Darty qui me l’affirme et qui est prêt à m’aider.

Une pensée sur “Attali, Pina Bausch, Darty”

  1. Je n’ai pas lu le rapport d’Attali, pas vu le film du « début » ni sa bande-annonce, je lave la vaisselle avec mes petites mains….Mais…. j’ai rêvé les danses du documentaire sur Pina Bausch ; je tarde à me réveiller. Pour être honnête, je prends mon temps: partager l’inconnu d’un espace collectif où l’imagination respire, c’est une expérience rare dont je ne me lasse pas. L’idée de présenter pour la 3ème fois cette chorégraphie, c’est un bel hommage au langage du corps: la création, en 1978, était le fait de danseurs professionnels, la première reprise avait mis en scène les corps de l’âge mûri et, aujourd’hui, ce sont les adolescents qui nous donnent à voir ce que le spectacle vivant a de meilleur à donner: des possibles. Si je retourne à l’école, je m’inscris en cours « d’espoir ». J’espère qu’il y aura encore de la place.

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