Les livres de votre été

La disparition du paysage, Jean-Philippe Toussaint. (éditions de Minuit). Ce livre a provoqué un petit maelström dans ma vie. Voir ci-dessus.

Le deuxième pas  de Damien Murith. Labor & Fides, « Lignes intérieures ». La douleur chronique, les tourments qu’elle inflige, les espoirs qu’elle laisse entrevoir. Pas lu mais prometteur : un texte qui  « chamboule le langage de l’intérieur et  fait événement en lui-même » écrit Jean Birnbaum (Le Monde des livres, 12 mars 2021) en qui j’ai grande confiance !

Yogathérapie. Traiter les troubles respiratoires,  voici ce que nous propose Lionel Coudron, médecin et professeur de yoga. Je suis directement concernée et …  méfiante ! Mais  j’ai vite été  convaincue de l’excellence de ce traité paru chez Odile Jacob, dans la collection Yoga- thérapie. Objectif de chaque posture et du travail sur la respiration, explications, illustrations sont parfaitement claires. Je restais  tout de même assez rétive sur l’intitulé du chapitre « La démarche d’acceptation », étant donné mon allergie à tout dolorisme. Mais là aussi l’approche est intelligente et novatrice par rapport à la plupart des fans de «  »positif. Enfin les conseils sur les rythmes, l’alimentation ou le sommeil  sont du même tonneau. Bravo.. Par le même auteur  : Soigner la dépression, le mal de dos, l’attaque de panique, l’hypertension artérielle …

 Peau d’âne et la princesse qui-pue-du-bec . Stéphane Botti. (Magnard) JeunesseDans la cour de récré de l’école des princesses, l’ambiance est rude. Shéhérazade, la Princesse au Bois dormant, Cendrillon, Blanche-Neige, Raiponce, et même  ma préférée la Princesse au Petit Pois, toutes les petites princesses des contes les plus renommés sont là.  Peau d’Ane qui les rejoint va devenir le bouc-émissaire de la Princesse aux Boucles-Parfaites et de ses suiveuses. Va-t-elle se laisser faire ?  Elle n’a pas fini d’en voir de toutes les couleurs avant le happy end.

En détournant l’univers des contes et des princesses, Stéphane Botti  invente une histoire  qui aborde  les thèmes de l’amitié et du harcèlement scolaire, mais aussi l’acceptation de la différence, l’entraide,  le courage, le pardon . Il est de plain-pied dans l’univers de l’enfance : la peur de ne pas être comme les autres, l’envie d’être aimé et admiré, les larmes qui ne sont jamais loin …Tout cela avec un humour et une malice, relayés par les illustrations d’Aurélie Grand, que vont adorer les minots –  la fée marraine de Peau d’Ane est carrément épatante : raisonneuse et incompétente. A commander chez votre libraire ou ci-dessous
https://www.furet.com/auteur/9398599/Stephane+Botti

Une histoire de Marseille en 90 autres lieux, (éditions Gaussen). Le premier volume  demandait une suite. La voici. Judith Aziza nous offre son regard pour voir la ville autrement et découvrir des quartiers et des trésors comme, par exemple,  ce parc François-Billoux – pas loin de chez moi chic – qui a « épaté » l’auteur ou des fontaines à tête de méduse au café Borély. Pour tout vous dire, je ne l’ai pas encore entre les mains,  mais j’ai hâte de m’en emparer pour flâner dans Marseille cet été,  à l’aube bien sûr …

Les mystères de Marseille. Je n’ai pas lu non plus ce roman-feuilleton signé Zola qu’il écrivit en même temps que Thérèse Raquin. Barricades, meurtres, , révoltes, épidémies …  c’est tentant de mettre dans son sac cet Archipoche de 400 pages à 8,95 euros

Rimbaud, dernier voyage, Alain Vircondelet (Ed Ecriture). Le poète est mort à Marseille le 10 novembre 1891 à l’hôpital de la Conception, amputé de la jambe droite et rongé par le cancer. Avec le très sensible auteur de ces instantanés de vie, la lecture promet d’être bouleversante. Quand j’habitais il y a peu Boulevard Baille, tout près de cet hôpital, chaque  sirène d’ ambulance m’ emmenait dans la chambre du bourlingueur cloué sur son lit.

Billy Wilder et moi, Jonathan Coe, (Gallimard). Alain Finkielkraut a consacré son avant-dernier Répliques de la saison à ce livre. Pourtant, a-t-il précisé d’emblée, il n’est un inconditionnel ni de l’un ni de l’autre, mais ce livre l’a enchanté, charmé au sens premier. A écouter ses deux invités, Frédéric Beigbeder et  Michel Ciment ( revue Positif), on éprouve un vif désir de vite se procurer  cette pépite, le meilleur achat de l’été si on les croit tous les trois . Et on les croit.

Je préfère ne pas. Carnet d’un élitiste, Alain Schifres (Le Dilettante). Que cet homme est drôle. Des années que je recommande son merveilleux Dictionnaire des menus plaisirs (Plon) ) : la remontée des cornichons dans le bocal est un must, on se passe ces cornichons-là…  Dans le titre de son dernier livre  vous aurez  reconnu  ou pas, c’est sans importance, le I would prefer no to,  de Herman Melville (Bartleby). Ce qui est important c’est de le  lire à haute voix sur la plage ou au bord d’une rivière :  vous aurez un succès fou. Qui peut parler des horreurs de la vieillerie avec autant de drôlerie ? Personne.
« Rédiger sa convention d’obsèques est un truc sympa, vous explique-t-on en riant, limite une preuve de vie, et c’est plein d’allant que vous irez demain au colloque « Les Chemins du deuil » que propose votre caisse de retraite, avec une participation de 25 euros pour le déjeuner.
Boris Cyrulnik a promis d’y être avec sa résilience, et il y aura de charmantes accompagnatrices de fin de vie […]

Et si vous alliez remplir ce sac d’un été littéraire  au nouveau lieu culturel marseillais, la librairie Vauban, qui a ouvert ce printemps au 55 boulevard du même nom- la première du genre… Signatures, ateliers d’écriture, expos sont dans l’agenda de Lesia Mariani qui fait ce beau pari passionné.  Que les Terrasses  du Port où l’on peut tout acheter, sauf des livres, s’en inspirent.

ET PUIS écoutez les podcasts de Clémentine Coppolani sur la voix : des rencontres, des conseils, des découvertes, tout un univers.  Et venez écouter la voix d’or de la chanteuse corse à La Ciotat du 16 au 25 juillet. Tapez La clé de la voix.

ET ENFIN posez votre sac et rejoignez Le Bureau des guides du GR 2013 : leurs propositions sont d’une inventivité et d’une originalité folles. J’en meurs d’envie mais ne peux pas encore – notamment la folle aventure des étangs de Berre.  A vous !
https://31k23.r.ag.d.sendibm3.com/mk/mr/FTGtr_N0R7UZF-SfjGkDFGsutGjLVc5GQ5WRANxI0bcgJViUbYfy_Zob6OiJt1aI7cdOapjfOYpDXyRGqltp6Wni8qKqczadRTY4nbmoR0VjU7E

 

Ah oui !

Je me moquais des bons plans ci-dessous. J’avais (un peu) tort
Françoise M. en abreuve ses amiEs et c’est bien. Lisez le dernier :

L’UNESCO a donné accès gratuitement à la Bibliothèque Numérique
 Mondiale sur Internet.
 Un beau cadeau ! Voici le lien : https://www.wdl.org/fr pour la France.
 Il rassemble des cartes, des textes, des photos, des enregistrements
 et des films de tous les temps, explique les joyaux et les reliques
 de toutes les bibliothèques de la planète, disponible en
 sept langues.
 Profitez-en et faites en profiter votre entourage…
Ah oui ! ça fait envie. Si on a une connexion et  pas d’enfants en télétravail.  Ne pourrait-on faire télétraiter les enfants …
MARSEILLAIS ! UN VRAI TUYAU POUR LES COURSES
Vous ne vous en sortez pas avec les sites des grandes marques (oui c’est mon cas), les drives et tout le bazar. Auchan vous propose sur toute la ville des livraisons à domicile à partir d’une liste que vous leur envoyez par internet :
vperez@franchiseauchan.fr
tel : 04 91 16 29 80
paiement par CB

Drôle d’atmoTsphère

Sur France Inter ce 22 mars 2020 à 17h40, un infirmier témoigne : il a un  seul  masque qui date de 2001 ! Et il y a tous ceux qui en ont besoin et qui n’en ont pas. Dont je suis. Vraie carence de l’Etat, sans compter celle du matériel pour les tests, dont il faudra qu’ il s’explique un jour. Plus tard. Mais il le faudra.
La société 1083 à Romans produit des masques. Elle n’est ps la seule. Sur Libération.fr, 24 mars, un coup de colère d’un chercheur : :https://www.liberation.fr/debats/2020/03/24/masques-mais-de-qui-se-moque-t-on_1782908

A Marseille ça bouge. Didier Raoult qui dirige l’infectiopole de l’Assistance Publique Hôpitaux de Marseille, à la Timone, membre du Conseil Scientifique dédié au Coronavirus, défend l’usage de la chloroquine – à savoir une banale molécule utilisée depuis 75 ans dans le traitement du paludisme – contre la maladie et faisant suite à des essais concluants réalisés sur des centaines de malades en Chine. Sa prise de position suscite des réserves chez de nombreux autres spécialistes, qui estiment notamment que des essais menés auprès de 24 patients ne répondent pas à tous les critères nécessaires. Samedi 21 mars, le ministre de la Santé, Olivier Véran,  a  demandé à ce que l’étude du professeur Didier Raoult “ puisse être reproduite à plus large échelle dans d’autres centres hospitaliers, par d’autres équipes indépendantes”. Il espère des résultats d’ici 15 jours.

C’est beaucoup 15 jours. Est-ce l’heure de tergiverser ? 
Non, si l’on en croit le professeur ( et moi je le crois après avoir vécu les atermoiements autour des phages , devoir partir en Georgie puis en Belgique, ne pas le pouvoir et vivre avec ma bactérie jusqu’à nouvel ordre * ). « Quand vous avez un traitement qui marche contre zéro autre traitement disponible, c’est ce traitement qui devrait devenir la référence”, affirme Didier Raoult dans Le Parisien. “Et c’est ma liberté de prescription en tant que médecin. On n’a pas à obéir aux injonctions de l’État pour traiter les malades. Les recommandations de la Haute autorité de santé sont une indication, mais ça ne vous oblige pas.” Or le traitement marche. Sur les 24 patients traités avec de l’hydroxychloroquine, 75% présentaient une charge virale négative au bout de six jours, déclare le médecin  : le virus a disparu, le patient n’est plus contagieux. En comparaison, 90% des patients traités sans chloroquine, à Nice et Avignon, seraient encore contagieux au bout de cette même période.
Sa conclusion   : tester massivement et puis donner le traitement.
Ecouter sur France Culture en podcast :  chloroquine, le protocole Raoult. Très clair sur les conditions effectivement insuffisantes des essais du professeur.

* https://www.liberation.fr/france/2020/01/21/phagotherapie-la-revanche-des-virus-guerisseurs_1774404 (on dirait de la provocation, mais non c’est juste la complexité comme dirait Edgar Morin qui a sorti fin 2019 un livre « Les souvenirs viennent à ma rencontre ». Fayard)

Reste – c’est le cas de le dire –  qu’il faut rester chez soi le plus possible.
Comme me textotait Ahsit, un de mes corespondans privilégiés : continuons à  très  prudents : le confinement ne marche qu’avec la peur et le naturel indiscipliné des latins que nous sommes pourrait tout foutre en l’air. Ainsi, disait le maire de Sanary -sur-mer à la radio,  faut-il vraiment aller chaque jour à la boulangerie ? Non.  Une fois par semaine et l’avance au congé ou au frigo dans un torchon. Et quand c’est dur on fait griller ! Ou du pain perdu pour le petit dej.

Il y a une floraison d’initiatives sympas pour que les gens vivent bien le confinement. Et, si effectivement, on a  internet et un balcon ou un jardin, on peut  s’offrir une retraite , avec réflexion, apprentissage, culture, découvertes, gratos. Mais si on n’a que ses quatre murs  ! quelle galère doit être cet enfermement. Pour les enfants c’est kif kif : sans internet, pas d’école. (Entre parenthèses on n’entend rien sur la double peine des parents avec le télétravail et les sales gosses, la visioconférence et  les legos dans le salon…).   Jusqu’au 4 mai !!!!  Là aussi il y aura des leçons à tirer sur la fracture numérique.

www.rosasdanstrosas.be
JE VIENS D’ESSAYER CE PETIT COURS DE DANSE CONTEMPORAINE AVEC UNE CHAISE : UN BIJOU !

 

 

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Correspondances

Je pars en cata, comme beaucoup, dans une maisonnette – refuge de rêve prêté par des amis de La Pointe rouge à Marseille. J’emmène n’importe quoi dans ma ou plutôt dans mes valises et je me souviens une fois encore de Marie au Cambodge partant avec ses trois enfants pour fuir les Khmers rouges. Une heure pour choisir : nourriture, médicaments, bijoux, fringues, crèmes… Je l’ai déjà écrit sur ce blog je crois mais c’est vrai que ça m’avait remuée autant que des choses bien plus terribles dans son récit. (Tourments et merveilles en pays khmer. Actes Sud). Bref j’attrape des livres qui trainent depuis des semaines, des mois. Parmi eux Mouvement de Philippe Sollers (Gallimard) lu aux trois quart. Dans la maisonnette je le feuillette. Décidément j’aime cet écrivain pourtant si souvent hermétique. Je vous livre des morceaux choisis assez en accord me semble-t-il avec l’air du temps.
C’est de Wen Zhengming … sous la dynastie des Ming

Dix jours loin des affaires du monde
A me promener devant ma fenêtre
La lumière du soir succède à la bruine,
Le froid s’attarde sur les terres brumeuses,
Au réveil le café prend une saveur nouvelle
Dans ce calme, les livres ont un sens plus fort
.

Sollers a, précise-t- il, simplement remplacer thé par café

Autre morceau choisi, en fait sans lien avec notre présent sauf que cela traite du passage des saisons et se déroule encore en Chine. Et puis j’aime ce genre d’affirmations péremptoires…

Le pin, le prunier, le bambou, le chrysanthème sont subtils, endurants, indépendants. Les oiseaux qui leur correspondent sont les goélands, les aigrettes, les oies et les canards sauvages. On passe du parfum discret de l’hiver-printemps au parfum tardif de l’automne. La grande fleur concurrente et éclatante est, bien entendu, la pivoine, qui, elle, est comparée au phénix ou au paon. Qui n’a pas vu un massif vibrant de pivoines, en sortant de la visite, en Chine, d’un tombeau froid de l’époque Han n’a rien vu.
Que celles et ceux qui ne sont jamais tombés en pâmoison devant des pivoines quittent ce blog ! Non je plaisante. Vous n’êtes pas assez nombreux pour que je vous vire …

Commentaire de Théi
Je peux rester sur ce blog car je suis tombée en pamoison devant les extraordinaires pivoines du jardin de bagatelle il y a quelques années et je continue d admirer une pivoine arbustive que j ai plante à auriac en 2011 t qui a mis six ans pour donner sa première fleur . Rose , veloutée, charnue j ai joui de ce jaillissement de beauté…

 

 

 

 

Merveilles et tourments…

 

Laurence Laffon

Un panorama de la danse du XXème siècle, c’est ce que proposait le week-end dernier pour clore sa résidence au Mucem le chorégraphe Boris Charmatz. Quel délice de déambuler dans ce lieu qui peut, qui sait, être magique et de découvrir ou retrouver des solo mythiques interprétés par de grands danseurs. Beau moment que celui où résonnent sur le parquet du toit-terrasse les envoûtantes trépidations d’un flamenco signé Sonia Sanchez. Ou, place d’ Armes, alors que le vent se fait tiède et joueur, des extraits de ballets de Rudolf Noureev, Balanchine, Trisha Brown… Laurence Laffon, de l’opéra de Paris, nous en offre de délicates quintessences et clôt ses performances par une mini master-class. Yann Saïz fait de même avec notamment un extrait de Density 21.5 de Carolyn Carlson (fondateur de sa carrière et qu’il nous encourage à aller voir sur U-Tubes). En bonus il danse, avec là aussi beaucoup de densité, une variation lente de Noureev dans son Lac des cygnes. On est plongé dans la beauté et la simplicité. On dit merci !
Et on ne dit rien d’une danseuse-performeuse  la tête dans un sac plastique qui s’écroule plus que de raison sur le sol. La perfection n’est pas de ce monde…

Révolution caniculaire ce même week-end pour la RTM qui annonce quelques aménagements tels le billet solo valable toute la journée– info qu’elle nous balance sur les quais toutes les deux minutes. On pouffe ! C’est un peu dérisoire pour un plan d’urgence non ? Rien ne nous est dit par contre des augmentations tarifaires qui viennent de tomber. Marseille étouffe sous ses bagnoles : il y a un vrai choix à faire pour donner une vraie place aux transports en commun. Pour la gratuité vaguement, très vaguement, envisagée, a priori c’est raté – voir le dossier de La Marseillaise du lundi 1er juillet. En gros, le coût de 200 millions d’euros devrait être versée par les sociétés de plus de 11 salariés dans le cadre du versement transport. Ce n’est pas possible ! affirme le rapport commandé par la Métropole… Continuons donc gaillardement dans l’asphyxie.
Canicule canicule encore. De quelle protection bénéficient donc les crapules qui explosent nos tympans et ruinent nos nerfs la nuit sur le boulevard Baille nous interdisant les fenêtres ouvertes ? Il est rarement question de la violence de cette agression dans le débat public. De toutes façons le boulevard Baille qui fut si charmant nous racontait Giono ( voir sur ce blog le 17 août 2018) est ruiné : bruyant, sale, royaume des bagnoles encore une fois et des excréments de chiens.

De la climatisation dans les débats sur l’écologie, il est de la même façon rarement, voire jamais, question . Sur France Culture pourtant (Pierre Ropert 27 juin 2019) :
«  Le développement massif de la climatisation individuelle est peut-être une fausse bonne idée : quand vous climatisez à 25° à l’intérieur de votre logement c’est de l’air à plus de 31 degrés qui ressort à l’extérieur en façade, qui va générer de la chaleur pour votre voisin, pour la ville… Si tout le monde s’équipe de cette façon là on va augmenter les températures, renforcer cet effet d’îlot de chaleur urbain. On n’est pas favorable à ce développement massif de la climatisation. (…) On a estimé qu’à Paris, l’augmentation liée à l’usage massif de la climatisation pourrait augmenter la température, lors des canicules, de 2° C », surenchérissait également Valérie Masson, directrice de recherche de l’équipe climat de Météo France à Toulouse. Dans son rapport publié l’an dernier, l’Agence internationale de l’énergie estimait quant à elle que le nombre de climatiseurs dans le monde allait passer de 1,6 milliard d’unités à 5,6 milliards d’ici 2050… ce qui équivaudra, en matière de consommation d’électricité, à la consommation actuelle, tous secteurs confondus, de la Chine. »
https://www.franceculture.fr/environnement/la-climatisation-de-linvention-dun-cingle-a-un-probleme-de-sante-publique.
PS. Soyons honnête ! je suis allergique à la clim…

 

 

 

 

Sakura du printemps…

Visiter le jardin botanique du parc Borély avec Anne Béatrice pour guide n’est pas juste mettre des noms sur les plantes, c’est aussi, c’est surtout, se laisser gagner par sa joie à voir la nature qui chante : les bourgeons impatients, les toutes petites feuilles lovées sur elles-mêmes, les fragiles tulipes – mais peintes par quel artiste ?
Nous nous dirigeons ce dimanche 24 marsvers le jardin japonais du jardin botanique, parc Borély à Marseille, avant un atelier Sakura. Autrement dit avant d’apprendre à dessiner une branche de cerisier japonais. Les deux Sakura du jardin ne sont pas encore fleuris – si vous êtes là ce week-end, ils le seront certainement, offrez-vous ce cadeau. Mais pêchers ou pommiers chinois ont la même gracieuse délicatesse. Nous nous en régalons avant de rejoindre l’atelier. Non ! je ne vous dirai pas comment nous avons réussi NOS charmants dessins, sans mal, sans talent particulier. La prochaine fois qu’Anne Béatrice proposera, entre autres, ce moment délicieux dans le cadre des journées « Animez-vous aux jardins » organisées par la ville de Marseille, n’écoutez que votre curiosité, inscrivez-vous ! (Allo Mairie 0810 813 813)
Cerise sur la branche, un haïku écrit par Issa.  Haïku : poème japonais en trois vers 5,7,5 syllabes), très simple, souvent relié à la nature, de préférence sans rime, qui saisit comme le fait une photo, un instant(ané)

quelle étrange chose
d’être ainsi vivant
sous les fleurs de cerisiers ! Issa

 

Pousser la porte de « La Recherche » …

Toutes celles et toux ceux qui ne sont pas  entrés dans l’univers de Proust ou n’y ont fait que de timides incursions et s’en lamentent … se saisissent de toutes les occasions pour enfin  pousser   cette porte de La Recherche. En voilà une  offerte par Jean Bellorini qui, après Hugo, Dostoïevski, Rabelais, met subtilement en scène l’ une des plus belles langues de notre littérature. Sur le plateau du Grand théâtre de La Criée, un narrateur (Guillaume de la Guilllonnière) écoute une femme âgée (Hélène Patarot dont c’est l’histoire) ) se remémorer son enfance et  les traumatismes de son exil d’Indochine – très joli moment où elle évoque sa madeleine à elle, l’odeur et la saveur des nems. Peu à peu, son récit et le verbe proustien se mêlent, « et Marcel Proust dit la vérité d’Hélène Patarot » écrit justement Christine Friedel (Théâtre du blog). Tous deux ont adoré une grand-mère et s’en souviennent :   beaucoup de nous, spectateurs, sont alors soudain touchés et entrainés sans effort  au cœur du récit.
Le metteur en scène écrit :
Ce spectacle devait rendre hommage au théâtre que j’aime, il rendait donc hommage à tous les fantômes dont chacun est fait, tous les êtres chers qui ne sont plus. On est constitué de ce qui ne nous appartient plus. Après des passages sur la tendre relation de Proust à sa mère, c’est donc ceux sur sa grand-mère et particulièrement sur sa mort qui nous sont donnés. « La vie en se retirant venait d’emporter les désillusions de la vie. Un sourire semblait posé sur les lèvres de ma grand-mère. Sur ce lit funèbre la mort comme le sculpteur du Moyen-Age l’avait couchée sous l’apparence d’une jeune fille. Ce n’est qu’un plus tard que l’adolescent réalisera brutalement que sa grand-mère si chérie  est morte et ressentira enfin l’énorme chagrin de sa perte.  « Car aux troubles de la mémoire sont liées les intermittences du coeur.  »
Photos Pascal Victor

Un instant. D’après A la recherche du temps perdu de Marcel Proust.
Jusqu’au 16 mars 2019. 20h00. La Criée, 30 quai de Rive Neuve, 13007 Marseille. 04 91 54 70 54 – www.theatre-lacriee.com
Avant ou après le spectacle écouter en podcast une belle interview de Jean Bellorini sur France Culture en cliquant sur Bellorini.

Le joyeux carnaval de Marseille !

Je suis aspergée de farine, on m’offre une mûre, en vrai, et en dessin sur mon bras. Et une citation :
(…) « Car moi qui suis joyeux, je vais renverser tes écriteaux, tes règlements et tes murs. » Bertold Brecht, Grandeur et décadence de la ville Mahagonny,

Les mots, maux du cerveau

Encore un « Rendez-vous de demain » bien excitant pour nos petits neurones que le soleil réveille. Il s’agira d’eux et plus largement de faire le point sur l’état des connaissances scientifiques à propos de notre cerveau et des troubles de la parole.
Avec Xavier Alario :
Directeur de recherche au Laboratoire de Psychologie Cognitive, Aix-Marseille Université et CNRS. Il a notamment dirigé Toutes les questions que vous vous posez sur votre cerveau, Odile Jacob, 2011.
Et Anne-Lise Giraud :
Professeur à l’Université de Genève, titulaire en 2019 de la chaire Langage et Cerveau à l’IMéRA, jointe avec l’ILCB. Elle a notamment publié Le cerveau et les maux de la parole, Odile Jacob, 2018.
Conférence animée par Nancy Cattans, journaliste scientifique.
ENTREE LIBRE
Mardi 5 mars à 19h au Théâtre du Gymnase
4 rue du Théâtre français, 13001 Marseille
Prochain RDV – mardi 9 avril – Les réfugiés et les migrations.

 

Envie d’apprendre…

Je vous ai parlé il y a quelques longues semaines de l’Université populaire à Marseille. J’y reviens car c’est cadeau de pouvoir assouvir en toute liberté (c’est gratuit et sans inscription), notre belle soif de connaissances, combler des lacunes qui nous chiffonnent, approfondir des sujets qui nous passionnent..
Le prochain cycle est dédié au langage. Et cela commence très fort :
– Le 25 février : introduction à la sociolinguistiqe, le cas marseillais,  avec au pupitre Méderic Gasquet–Cyrus qui tient une chronique culte « Dîtes-le en marseillais » sur France Bleu : érudition, fantaisie et dérision chaque matin à 7h40, chroniques devenues un livre aux éditions Fioupélan.( Ecoutez-donc en podcast celle du 14 février, la saint Valentin : une irrésistible déclaration d’amour à Marseille). Mais ce bateleur de la radio est aussi et surtout , enseignant-chercheur en sciences du langage, maître de conférences en sociolinguistique à l’Université d’Aix-Marseille… Une séance qui promet d’être aussi instructive que gouleyante à la façon d’un vin !
Suite du programme en mars :
– Le 4 mars. Qui souhaite la mort des langues ? Ramdane Touati , attaché temporaire d’enseignement et de recherche, Aix Marseille, docteur sociologique et linguistique IREMAM, Département d’études moyen-orientales, Aix-en-Provence.
– Le 11 mars. Complexité des langues et du lexique : l’aide des technologies du langage dans l’apprentissage d’une langue étrangère. Nuria Gala, Enseignante-chercheur en Sciences du Langage, Directrice du Service Universitaire de Francais Langue Etrangère Aix-Marseille Université.
– Le 18 mars. Chomsky et la grammaire générative. Cristel Portes, Enseignant-chercheur, Laboratoire Parole et Langage Aix-Marseille Université;
– Le 25 mars. Aux origines gestuelles du langage : communication des primates et organisation cérébrale par imagerie IRM. Adrien Méguerditchian, Professeur en psychologie à l’Université Aix-Marseille Laboratoire de Psychologie Cognitive – CNRS / Université Aix- Marseille.
– Le 1er avril. Béatrice Nuselovici, enseignante chercheur, Aix Marseille université. Les influences de la littérature allemande
– Séance hors les murs à l’Alcazar le 30 mars . Robert Guédiguian : un homme une œuvre, Christophe Kantcheff , rédacteur en chef adjoint à l’hebdomadaire Politis.
Les conférences se déroulent à la Casa Consolat – 1 rue Consolat (en haut de la Canebière) ld lundi de 19h à 21h .
Contact : Jean Pierre Brundu Téléphone : 06 11 43 55 79 upop13@free.fr – hHp://upop.info/