Passionnément Giono

Giono à Manosque. Gisèle Freund . Saint-Germain-la-Blanche-Herbe
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Sur l’écran Regain

Ah mais c’est pire qu’à Paris ! Je n’y arrive pas à voir tout ce que je veux voir à Marseille. Obligée de me limiter (voir plus bas éventuellement les raisons non du coeur mais du corps), je sélectionne ce que je suppose le très beau. Et je vous le dis tout de go : ne loupez pas l’expo Giono.Elle se tient au Mucem jusqu’au 17 février, mais vous savez comme le temps file et comment la fébrilité commerciale l’accélère encore (j’ai un peu peur qu’ils nous sortent sous peu les œufs de Pâques en même temps que la bûche ou une bûche en forme d’œuf tiens ).

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Bon alors Giono. Rarement vu une expo aussi évidente,  conçue par l’écrivaine Emmanuelle Lambert, auteure de Giono furioso (Stock), avec le concours  de Jacques Mény, président de l’Association des Amis de Jean Giono. Evidente en ce sens qu’on la voit facilement, sans être noyé tout en apprenant beaucoup sur l’auteur du Hussard sur le toit. Débutants ou fans de Giono, vous allez le suivre, salle après salle, en plein bonheur avec près de 300 œuvres et documents : quasi totalité de ses manuscrits, archives familiales et administratives (dont celles de ses deux emprisonnements), correspondances, reportages photographiques, éditions originales, entretiens filmés, ainsi que tous les carnets de travail de l’écrivain, les films qu’ il a réalisés (L’eau vive fut mon premier émoi au cinéma avec mon grand-père), les adaptations dont celles de Marcel Pagnol. Une salle aussi consacrée à sa bibliothèque, une autre aux toiles qu’il avait chez lui, ou simplement qu’il aimait ,je ne sais plus. En tout cas, j’ai retenu un paysage du peintre Ambrogiani, facteur de 1928 à 1950 à Marseille. Ce n’est pas un hasard  : je suis en train de relire les épreuves de mon livre Albert Cohen-Marcel Pagnol : une amitié solaire (depuis plus d’un an au purgatoire, mais ça y est, il va sortir chez Bernard de Fallois). C’est dans sa tournée que Pagnol a rencontré le fou de jaune qui rêvait de « peindre avec les couleurs du soleil » ; il  lui écrivit la préface de sa première exposition.

Pascal_Rodriguez. Francois_Deladerriere_

Le parcours ne fait pas l’impasse sur les emprisonnements et polémiques politiques qui obscurcissent l’image de l’écrivain, notamment pendant la guerre de 40 ; non sans avoir rappelé que c’est le fracas de la première  dans laquelle fut plongé le jeune Giono qui explique bien des choses dont l’engagement pacifiste et ses dérives.

Je reste ravie au sens premier devant des images de neige du film Un roi sans divertissement et la si belle complainte de Jacques Bref Pourquoi faut-il que les hommes s’ennuient – je ne connaissais ni l’un ni l’autre. Quelle profusion chez cet auteur, je n’en avais pas conscience à ce point. Ainsi qu’il ait traduit Moby Dick ! « C’est cette traduction publiée en 1941 par la Nouvelle Revue Française qui assura à Melville le statut de grand auteur étranger, apprécié pour la finesse de son écriture et la myriade de détailles constituant son œuvre. » (blog Agarhe Lautréamont). En sortant, envie de tout acheter à la librairie dédiée. Finalement j’opte pour un film d’animation inspiré de la nouvelle L’ homme qui plantait des arbres, pour offrir à un homme qui précisément … et j’achète aussi Regain. A cause de Pagnol encore car j’ai envie, ayant bien sûr parlé de ce film dans mon livre, de voir où se trouve le génie . Eh bien chez les deux, dans la rencontre, dans la fusion, bien que Giono ait intenté un procès à Pagnol  !

Pascal_Rodriguez_Julie_Cohen. Sur l’écran Jofroi

Le lendemain de ma visite, sur 28 minutes (Arte, 16 décembre), une interview de René Frégni, l’écrivain marseillais, pour son livre Carnets de prison ou l’oubli des rivières. Il finit sur l’exposition au Mucem « la plus belle que j’ai jamais vue » Il fut lui aussi comme Giono en prison. Il y lut son premier livre, Colline suivi de Camus, et cela changea sa vie en faisant de lui un écrivain dit-il.
Il y a eu déjà de belles rencontres et animations autour de cette exposition dont un très innovant atelier d’écriture sur le style de Giono. Mais vous attendent des projections, des lectures-spectacles, un colloque. Et une ballade  avec Bénédicte Sire dans les rues de Marseille, à pied et en bus, sur les pas de Jean Giono. On nous promet ceci : « Cette promenade dans la ville nous fait traverser des lieux, mais aussi des textes, des images et d’autres surprises. Des récits d’habitants collectés par la réalisatrice font écho aux récits de l’écrivain, histoires entrecroisées pour apprécier une langue, une impertinence, et nous donner à voir un autre Marseille, celui de Giono, pour comprendre cette ville qui souffre de tant de légendes niaises ». Et c’est sûrement vrai ! J’ai suivi un jour une balade de Bénédicte Sire : elle a beaucoup de talent. Cela se passera les 27 décembre, 4 janvier, 15 février à 14h30.

Infos sur le site : https://www.mucem.org/

Un bijou d’atelier !

Sur la grande table, un étal de trésors : rubans, galons, épingles piqués sur d’adorables coussinets, petits carrés de tissu : coton, soie, cachemere, crêpe, liberty, lin… Je viens d’arriver au dernier atelier créatif du samedi au Mucem, un atelier intitulé « Le bijou textile », après le sac baluchon, le tablier récup, la pochette en jean : des pièces amovibles comme c’était le cas dans le passé et comme en témoigne la collection textile du Mucem qu’on ne peut pas voir parce que trop fragile mais qui sortira (une toute petite partie) dans une expo au printemps. Voilà ce que nous raconte Lorène qui anime cette séance, une sorte de Shiva aux multiples bras qui s’occupe de chacune et de toutes, initie à la machine à coudre, enfile une aiguille, donne un coup de ciseau réparateur, oriente sur un choix, entraine, encourage, félicite. Légère, joyeuse, efficace.

J’en rêvais figurez vous d’un moment rien qu’avec les mains. Un bijou textile ? Pour les novices en couture dont je suis, le papillon-broche ou épinglé sur un chapeau, une veste, s’impose. Deux petits carrés cousus, un pliage assez sioux, un coup de repassage et c’est fait. Ma voisine Lucie débutante aussi, mais elle, douée, en fera trois chamarrés pour offrir à Noël. En face d’elle Eglantine, étudiante aux Beaux Arts, se lance dans des boucles d’oreille géantes inspirées par le l’œil du logo de Kenzo. Emilie a envie de bijouter une cigale : ça le fait !

Concentration, rires, échange de tuyaux, d’adresses. Notre animatrice nous recommande une mercerie-caverne d’Ali Baba, à des prix très bas, dans le Haut Belsunce, rue d’Aix. Si vous la trouvez chères lectrices donnez –nous l’adresse sur le blog en « commentaire » en cliquant sur le titre de l’article.
Et notez que Lorène donne des cours de couture , 19 rue du loisirs, Marseille 1er. www.lorenebellamy.fr
Pour les prochains ateliers au Mucem, en mars et avril, Il faudra attendre le printemps avec notamment un focus sur le « « Marcel… On s’en frotte les mains !

 

Andy Warhol au Théâtre Joliette

Un si joli spectacle : allègre, enlevé. Vous rentrez un peu chiffonné (ça arrive), vous sortez tout défroissé. Cela se passe à New York dans La Silver Factory d’Andy Warhol entre 1964 et 1968* – silver parce que ses murs sont recouverts de peinture argentée. Des années où une créativité débridée autorise tout et à tout le monde. Aucun code, ni électronique ni vestimentaire, ni social : on pousse la porte, on entre. C’est une fête perpétuelle mais on bosse aussi : des sérigraphies, de la musique, des films…

Clara Le Picard a visionné un peu par hasard des vidéos de cette époque et elle a été embarquée dans cette utopie collectiviste qui laisse rêveur en nos temps actuels où la tendance serait plutôt au repli sur soi (enfin c’est que tout le monde dit, j e n’en suis pas si sûre…), en ces temps plutôt précautionneux, frileux en tout cas. Son texte nous donne l’atmosphère de cette fabrique de création effervescente en une succession de flashes : court récits, anecdotes, souvenirs personnels et musique live (chansons de David Bowie John Cale et Lou Reed, Petula Clark – impossible pour moi de ne pas reprendre le refrein « down town ! – Judy Garland, Bob Dylan, Rolling Stones, Velvet Underground) . Les deux interprètes, Valentine Carette, qui incarne outre la narratrice, des égéries de Warhol, et Frank Williams, sont comme des poissons dans l’eau scintillante et   bondissante de cette époque. On en sort donc, je vous l’ai dit, tout ragaillardi…

* L’auteure n’a pas fait l’impasse sur les dérives et les suites de cette entreprise (overdoses, suicides …) hors normes mais fait le choix de ne pas en parler en s’en tenant à ces années magiques.

Encore deux soirées :
Jeudi 21 novembre 19h  ( en prime un concert pour une joyeuse prolongation après le spectacle)
Vendredi 22 novembre 20h
Tel : 04 91 90 74 28 ou résa@theatrejoliette.fr

Un drôle d’oiseau !

Cher Edgar Morin, bien désolée de ne pas avoir signalé à mes fidèles lecteurs l’interview que vous avez donnée à Hélène Fresnel de Psychologies de septembre 2019. Le numéro traînait sur un fauteuil et je ne savais pas que vous nous attendiez avec une superbe « accroche » en guise de titre : « A 98 ans la perspective de la mort s’éloigne« . .. Comment vous résister ? Résister à votre gaieté, votre humour, votre tendresse, votre intelligence mâtinée de naîveté ? Pourtant vous parlez d’angoisse et cela fait des siècles que vous tirez des sonnettes d’alarme  : dégradation de la biosphère, multiplication des armes nucléaires, économie dérégulée, source de grandes inégalités. Oui ! mais il y a « les forces de participation, d’enthousiasme, d’émerveillement, d’amitié, d’amour.  » Et donc elles vous habitent et vous font dire sans tergiverser : « Jusqu’à l’âge de 90 ans, j’avais le sentiment que ma disparition était proche. Mais comme les années se succèdent, je me suis habituée à rester vivant. « J’adore ! Alors certes vous regrettez toujours  que votre « pensée complexe » à savoir le croisement des connaissances, une autre façon de connaître la réalité, reste ignorée : Je suis dans une situation paradoxale, à la fois célèbre et totalement méconnu. Mais vous avez tant de fans dont je suis sans réserve. Votre dernier livre Les souvenirs viennent à ma rencontre (Fayard) va les enchanter .

Vous pouvez aussi, chers amis du blog,  lire le chapitre que j’ai consacré à Edgar Morin à la suite de nos rencontres  paru dans Avec toute mon admiration
Edgar Morin, un drôle d’oiseau, page 59

 

La démocratie sur le gril

On a beau s’appliquer, la confusion règne dans nos esprits – dans le mien en tout cas. Nul doute que Les Rencontres d’Averroès vont nous   aider à réfléchir, à tenter de déterminer les valeurs auxquelles nous tenons et particulièrement celles que sous-tend la démocratie. Nul doute non plus que, dans le contexte particulièrement tendu de Marseille, avec cette cicatrice de la rue d’Aubagne, l’atmosphère dans le grand théâtre de La Criée sera non pas tendue mais fervente – elle l’est chaque année d’ailleurs, le public d’ici mettant dans son écoute, une ardeur dans son écoute que je n’ai jamais constatée ailleurs .

Le thème « Fin (s) de la démocratie ? Entre Europe et Méditerranée » est déclinée du 14 au 17 novembre en quatre tables rondes

– Aux origines de la démocratie, un modèle européen ou universel ? Vendredi 15 novembre, 15h
– De la démocratie, entre Europe et Méditerranée. Fin de l’histoire ou d’une histoire ? Samedi 16 novembre, 10
– Quelle place pour le peuple en démocratie ? Samedi 16 novembre, 15h
– Quels avenirs pour la démocratie entre les deux rives de la Méditerranée ? Dimanche 17 novembre, 11h

Ces intitulés, forcément réducteurs, ne disent rien de la richesse des contenus dont on peut préjuger en voyant la qualité des intervenants : Yadh Ben Achour, juriste, pilier de la révolution tunisienne (que j’ai eu le privilège d’interviewer pour Le Monde des religions lors de ces mêmes Rencontres) et qui sera en 2020 titulaire de la chaire « Mondes francophones » au Collège de France ; Nouzha Guessous : présidente du Comité international de bioéthique de l’Unesco de 2000 à 2007, a participé à la Commission consultative royale chargée de la réforme de la Moudawana (code de la famile) au Maroc et sera en 2020, la deuxième titulaire de la chaire Averroès à l’IMéRA ; Vincent Martigny, professeur de sciences politiques, auteur de Le Retour du Prince (Flammarion, 2019) dans lequel il explore les modalités et les conséquences de notre obsession pour les chefs et questionne notre capacité à exercer notre pouvoir de citoyen ; Albert Ogien, sociologue, travaille sur la transformation de l’ordre du politique par les techniques de management fondées sur la quantification de l’action publique ; Jean-Claude Kaufmann, le médiatique sociologue, a publié plusieurs livres sur l’individualisation des comportements et sur la montée des affirmations identitaires, et vient de faire paraître La Fin de la démocratie. Apogée et déclin d’une civilisation (Les Liens qui libèrent, 2019).
Ceci n’est qu’un avant-goût. Allez consulter le programme !
Pour finir la parole à Thierry Fabre, fondateur et concepteur des Rencontres d’Averroès, qui vient de publier La fabrique de Méditerranée – Styles de vie et création (Aranud Bizalion éditeur) sur lequel nous reviendrons.
« La démocratie est en danger, les dictatures sont de retour. Est-ce là notre avenir ? Qu’en est-il à l’échelle de la Méditerranée ? Le temps d’une éclaircie, les révolutions arabes – comme un début de pluralisme en Turquie – ont donné à penser qu’une ouverture démocratique était de l’ordre du possible. Mais c’est un retour à l’ordre qui s’est imposé, avec toujours cette fausse opposition entre les islamistes, d’un côté, et les dictatures militaires, de l’autre. Comme si entre les deux il n’y avait rien, comme si les aspirations démocratiques, celles pour la liberté de pensée, de conscience et de vivre, portées par les jeunes générations majoritaires dans ces sociétés, ne comptaient pour rien. (…)Un curieux silence voire une gêne semble s’imposer sur la scène politique et médiatique. Peut-on en sortir ? Le temps est venu d’ouvrir bien grand les yeux, de réactiver le débat et de renouer avec une possible espérance démocratique. Telle est la raison d’être de cette nouvelle édition des Rencontres d’Averroès .

Et deux soirées pour laisser parler la musique, de l’excellente musique :
Vendredi 15 :Les mots de Kateb Yacine, fondateur de ka littérature algérienne moderne avec son roman Nedjma le vendredi 15 suivi par un concert Le cri du Caire (rock, poésie soufie, jazz, musique orientale) et Médéric Colligno
Samedi 16 Le Trio Joubran, oudistes virtuoses

Entrée libre pour les tables rondes mais il est fortement conseillé de réserver :`www.rencontresaverroes.com
Auprès de La Criée, théâtre national de Marseille
En ligne sur www.theatre-lacriee.com
Du mardi au samedi de 12h à 18h : par téléphone au 04 91 54 70 54 et sur place : 30, quai de Rive Neuve – 13007 Marseille

Venir à la criée Métro : M1 Vieux-Port Bus : Lignes 82, 82s, 83, Citynavette, 583 Accès voitures : tunnel Prado Carénage Parking : Q-Park Estienne d’Orves ou Indigo Vieux-Port La Criée Borne Le Vélo : La Criée, quai de Rive-Neuve Restauration sur place Les Grandes Tables de La Criée Réservation : 06 03 39 14 75  lesgrandestables.com

 

Cargoclub pour Parigots

Un des moments où je regrette Paris … Les rendez-vous mensuels  des « vrais » amoureux du voyage (à l’origine que des fans de cargo)  DEVANT la librairie Ulysse, 26 rue Saint-Louis en l’Ile, Paris 4ème..  Quel que soit le temps ( canicule ou frimas), tous les premiers mercredis du mois, à 18h30, on vient avec son apéro (petit breuvage et grignotage) et un verre jetable. On trinque, on tchatche, on rêve…
Annulation en cas de pluie sauf exception. Tel : 01 43 25 17 35

Un théâtre d’idées

C’est un beau texte, clair et poétique, que ce Galilée de Bertold Brecht  mis en scène par Claudia Stavisky à La Criée à Marseille : un spectacle de 2h30 au lieu des quatre heures initiales en 1990 à la Comédie Française sous la direction d’ Antoine Vitez.
Sur quinze tableaux, une mise en scène classique, sans inutile clinquant. Un peu trop sage peut-être et un peu trop de clair-obscur – on a envie de mieux voir le visage des acteurs. A commencer par celui de Philippe Toretton, (entouré par une dizaine d’interprètes) un Galilée sans conteste, un Galilée habité, flagrant, incarné, avec ses enthousiasmes, ses colères, ses faiblesses, ses manques (sa relation à sa fille qu’il sacrifie à la science )

Un beau texte donc qui raconte comment en 1610 reprenant la théorie de Copernic – c’est la terre qui tourne autour du soleil et non l’inverse – Galilée remet en question que notre planète soit au centre du monde sous l’œil d’un Dieu tout puissant. A la question « Où est Dieu ? » le savant répond : «  En nous ou nulle part. » La raison triomphera de l’obscurantisme est son credo : « Je crois en la douce violence de la raison. »
Tout cela n’est pas du, goût du pouvoir ecclésiastique à Padoue, Florence, Rome… Le poids de la religion, ses ruses, ses obsessions sont mises à jour sans barguigner. Galilée luttera longtemps mais finira, sous la menace de torture de l’Inquisition, par abjurer ses « anciennes erreurs ». Il termine son existence sous la surveillance de l’église en parvenant, cependant, à écrire en cachette un texte décisif pour les sciences physiques, les Discorsi.

Bien d’autres réflexions traversent la pièce, sur le rôle de la science par exemple, qui demandent une grande attention. Car il faut le savoir, c’est du théâtre oui, mais du théâtre pédagogique, didactique, un « théâtre d’idées » (A. Vite) qui vise à instruire, à expliquer. Avec de beaux moments lyriques tel celui sur le peuple entretenu dans l’ignorance et de fait la misère, un peuple toujours dans l’acceptation  : «  Je vois la divine patience de vos gens mais où est leur divine colère … »
Et n’oublions pas :  » Penser est un des plus grands divertissements de l’espèce humaine » dit Galilée à son ami Sagredo… »
Galilée, Brecht, 5 au 7 novembre 2019 à La Criée
Tournée en France : Chateauroux, Lyon, Antibes, Saint-Etienne, Nevers, Angers

 

Une femme torrentielle

Avec toute mon admiration

Si vous cliquez sur le lien ci-dessus, vous aurez mon livre « Avec toute mon admiration » dont un des chapitres (Une femme torrentielle page 41) est consacré à Christiane Singer. J’y raconte ma rencontre avec cette écrivaine, cette femme exceptionnelle qui m’a tant apportée.

Faites-le avant ou après la lecture publique d’une sélection de ses textes lus par les Héroïnes de Belsunce du Théâtre de l’Oeuvre.
Mise en lecture : Sarah Champion-Schreiber.
Accompagnement musical au violon : Alessio Berre.
Lectrices : Mounira Allouche, Emma Bester, Mordjene Boumali, Kris Keller et Sarah Champion-Schreiber
A la bibliothèque de l’Alcazar. Samedi 2 novembre à 16h30
➤ Tous publics. Entrée libre dans la limite des 200 places disponibles à l’auditorium du musée.

Savoureux…

Dans le centre de suivi des maladies respiratoires à Briançon où j’ai séjourné , un patient très lettré au demeurant a raconté ça à l’impatiente que je suis :
Quelle est la récompense de la patience ? La récompense de la patience c’est la patience.
Je dirais bien que c’est un koan : une brève anecdote ou un échange entre un maître et son disciple, absurde, énigmatique ou paradoxal, ne sollicitant pas la logique .
Cliché : la une du premier numéro de CRI-CRI, la revue de la Criée