Une petite maison au fond du jardin …

Annonce parfaitement sûre
Urgent: location saisonnière (février, mars, avril) : petite maison de fond de jardin. Marseille , quartier notre Dame du Mont. 3 pièces, 2 terrasses, jardin. Refaite à neuf. Confort. Soleil calme. 750 € par mois. Février, mars, avril. Tél: 06 14 71 14 29

 

Le plaisir d'admirer…

Extrait de la préface de Avec toute mon admiration. Dane Cuypers
Lire un plus large extrait sur le site :
https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/779287/s/avec-toute-mon-admiration-255a23e91b/

Plus tard, relisant les interviews, je me suis rendue compte à quel point je croisais les mêmes thématiques, les mêmes mots-clés: vieillesse, mort, poésie, renoncement, écriture, bonheur, extase, lucidité, ferveur, gratitude passion, tragédie, démons, jubilation compassion, maternité… Moi qui avais fait dans mon jeune âge à la Sorbonne « littérature comparée », voilà que j’étais dans l’interview comparée… Poursuivant ma réflexion, je décidai aussi de m’intéresser à ce qui entretenait la passion que je mettais à faire ce métier : mon plaisir à admirer. C’est un des traits de caractère de Jean Daniel que j’ai voulu interviewer à l’automne 2014 pour clore le livre car il incarne à mes yeux le meilleur de ce métier de journaliste et sa vie est traversée par la plupart des grands thèmes que je viens d’énumérer. Proche de ce sentiment d’admiration, mais moins glorieux, je ne pouvais pas ignorer ma fascination pour la célébrité… Et enfin, et surtout sans doute, il y avait cette fameuse avidité de tout savoir, de tout comprendre de ma « victime », ses grandeurs comme ses failles. Pourquoi ? Mais pour savoir justement ! et pour écrire le meilleur papier, on y revient… Et pour me nourrir sans doute car toutes et tous m’ont beaucoup apporté dans la compréhension du métier de vivre. Ils m’ont même rendue meilleure, car moi qui suis si facilement envieuse, jalouse, essentiellement des écrivains, je ne le suis pas de mes interviewés. La fonction me transforme. L’espace de l’entretien, je vis par procuration…
Il y eut aussi des interviews ratées: comment, pourquoi? Le savoir intéressera peut-être les jeunes journalistes. Peut-être aussi mon livre leur donnera-t-il des façons de faire, une façon d’être? Peut-être seront-ils convaincus qu’il faut beaucoup travailler avant pour s’appuyer sur des connaissances, si intégrées qu’on peut « lâcher » pendant l’entretien, accueillir les apartés, les apparemment hors-sujet pour laisser advenir l’imprévu, le meilleur souvent, et ensuite reprendre son fil, retomber sur ses pieds sans grande difficulté.
(…) Au fond, comme ces auteurs de livres de non fiction qui s’approprient la vie d’un homme réel pour en faire un livre, j’ai voulu faire de mes interviewés des personnages… En exergue de son livre, Janet Malcolm cite cette question posée par le juge au cours du procès entre l’assassin et l’écrivain : « Romancier ou journaliste c’est la même chose alors. C’est bien ce que vous dites ? »

Balises

Photo Dane C.
Photo Dane C.

 

Janvier 2017
Un cairn sur la plage de Bonneveine à Marseille
Pour ne perdre ni la mer, ni le nord
et surtout pas le sud !
Souhaitons d’en rencontrer quelques uns
qui  balisent le sentier de cette nouvelle année.

Mais il faut aussi chercher…

Preste revue de presse

Bernard Pivot dans le JDD s’amuse énormément avec Une femme au téléphone de Carole Fives (Gallimard). Nous aussi à lire la chronique. Ainsi  le fils de l’héroïne bien malade, lui dit qu’elle devient « maniaco-dépressive, tendance casse-couilles »…  Tout le livre (pas encore lu) semble sur ce ton. Pivot résume ainsi : « La maladie et la solitude ne sont pas aussi terrible qu’on le croit, à condition évidemment d’en parler avec humour, d’avoir du nerf, du pep, de la santé, quoi ! »
Philippe Kieffer, journaliste et producteur audiovisuel. Sur son blog le 25 janvier.Avant le débat Hamon/Walls.
(…) Sept candidats, n’ayant eu que leur volonté de « redresser » la France à la bouche et rien, pas l’ombre d’un projet, pas même l’indice d’une modeste considération pour l’avenir du cinéma, l’état de santé du théâtre ou de la danse, les perspectives en matière d’édition et de lecture, les espérances à placer dans l’expansion du jeu-vidéo et de la réalité dite virtuelle.
Pas un geste, pas un signal de soutien appuyé ou d’interrogation critique sur les « filières » (comme on dit en novlangue ministérielle) de l’industrie musicale, du patrimoine, de l’architecture, du spectacle vivant, de l’éducation artistique. Aucune curiosité intellectuelle, non plus, pour le sinistre état de dépendance à l’égard d’une poignée de milliardaires où en est réduite la fiction nationale d’une « indépendance » de la presse française.
C
ela me frappe d’autant que je sors d’une réunion publique organisée par la toute jeune Plateforme Culturelle Eixoise  qui réunit une trentaine de structures. Etat des lieux et perspectives menés tambour battant.
plateformeculturelleaixoise@gmail.com

 

Fanny l'ardente : dire non !

Une rencontre avec Fanny Ardant après la projection de son film Le divan de Staline, c’était alléchant. Et le fait est. Cela se passait à Marseille dans une salle du cinéma Les Variétés  pleine à craquer. Après la comédienne que j’aime de longue date, je découvre la réalisatrice et la femme. Le film, une adaptation u livre de Jean-Daniel Baltassat, est excellent tant sur le fond que sur la forme, porté, emporté par un Gérard Depardieu à la fois sobre et inspiré. La réalisatrice parle de lui avec fougue :  » C’est un des plus grands acteurs du monde, il a joué ce Staline avec toutes les ambiguïtés possibles. » Et de son film avec simplicité et finesse, elle nous donne des clés, livre quelques secrets. Un régal. Elle insiste, comme elle l’a fait sur France Culture ou à La Grande librairie, sur le thème essentiel  : le pouvoir et la peur : « Depuis toute jeune j’ai réfléchi à cette histoire de la peur, notre pire ennemi. » Mais, affirme-t-elle, on peut toujours changer et finalement dire NON ! Comme le fait in extremis Lidia la compagne de Staline . Elle revient sur cette réplique du film : « Qu’est-ce que tu as fait pour perdre ton âme ? Chacun de nous peut se poser cette question. Comment rester unique ? Défendre sa particularité ? »
C’est un appel à résister que nous lance Fanny Ardant avec toute l’ardeur et la séduction qu’on lui sait. Avec cependant un sens de la nuance, de la vérité, rare dans ce genre de prestation, car elle ajoute en substance :  Cela dit la vie n’est pas si simple, certains comme Chostakovitch ont réussi à survivre sans se perdre complètement  .
Cette belle soirée était à l’initiative du professeur Hervé Castanet, psychanalyste,  sous l’égide de la section clinique d’Aix-Marseille qui propose des événements associant la psychanalyse aux arts : cinéma, littérature, théâtre…. Et grâce au cinéma Les Variétés qui avec Le César vient d’échapper à la fermeture, repris en main par Jean Mizrahi, patron de la société Ymagis… Ouf ! car il n’y a pas pléthore de cinés sur Marseille.

 

Annonces dernière heure !

Louise, elle est folle !
Cette pièce de Leslie Kaplan au titre irrésistible est jouée trois soirs à Marseille au Théâtre du Petit Matin. Le texte à la fois étrange et ordinaire, qui valse avec les clichés et les idées reçues, tient les promesses du titre et les deux comédiennes en tirent tout le suc avec une énergie, une drôlerie et une complicité exceptionnelles. Un tout petit plateau, un décor minimaliste – une bâche et un escabeau – et une mise en scène trépidante pour une vraie et belle soirée de théâtre. Mais qui est donc Louise ? Vous pouvez encore le savoir CE SOIR VENDREDI 13 ou DEMAIN SOIR SAMEDI 14 à 20h30

Mise en scène : Philippe Penguy. Avec : Anne Beaumond et Agnès Valentin. Création sonore : Jean-Michel Deliers.
Théâtre du Petit Matin, 67A rue Ferrari, 13005 Marseille.
Réservations : 04 91 48 98 59

Avec toute mon admiration . Dane Cuypers. Edilivre
Lire un extrait et du coup (!)  le commander sur :
https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/779287/s/avec-toute-mon-admiration-255a23e91b/

Musique khmère. Recherche d’un groupe de musique traditionnelle cambodgienne pour le Centre Culturel d’Illzach (Alsace) . Urgent car un groupe devait assurer la prestation pour le 19 janvier mais a malheureusement annulé.
Sébastien LAVIT. INCANDESCENCE
ESPACE 110 – Centre Culturel d’Illzach. 1 avenue des rives de l’Ill 68110 ILLZACH
03 89 52 18 81 – www.espace110.org

 

 

Expos photos à Marseille

Agnès Varda. Je découvre la veille de sa fermeture une exposition photos d’Agnès Varda à Marseille. Je décide d’y aller car je suis une fan inconditionnelle de la cinéaste. Je découvre en même temps un quartier que je ne connaissais pas, celui autour de la Porte d’Aix. Sur une place, un petit souk avec des vendeurs maghrébins. Au moment où j’arrive, je les vois tous ramasser leurs affaires en grande fébrilité. Les flics débarquent. Fringues, jouets, petits objets, les marchands éphémères remballent la camelote dans des sacs et ceux qui continuent à négocier une pauvre paire de chaussures ou une peluche râpée se voit bousculés par la police. Plutôt bon enfant a priori. Je continue mon chemin. Une petite rue, un parking, des tags, et voici la galerie Gourvennec Ogor inattendue dans le décor. Un film de quatre minutes et douze photos, ce n’est pas beaucoup, mais c’est quand même chouette de voir  Les beaux quartiers de Marseille  photographiés avec malice et affection par celle qui avait une arrière grand-mère marseillaise et qui a découvert la ville dans les années cinquante.
photo-vardaOn y croise le boucher du Merlan un poisson à la main, l’équipe de la Criée devant son théâtre, des femmes du Panier, des habitants des Goudes… Dans une interview sur internet, Agnès Varda raconte, avec la fraicheur qui la caractérise, comme elle s’est amusée, comme elle était reconnaissante à ses portraiturés de jouer le jeu avec tant de bonne humeur. Le petit film quant à lui démarre sur une belle photo prise dans la  résidence le Corbusier. La réalisatrice des Plages d’Agnès (que j’ai revu récemment : délicieux) a imaginé ce qui avait pu avant et après la photo arriver aux personnages éternisés sur le cliché.

Max Armengaud. Transition toute trouvée, Agnès Varda photographie l’équipe du Théâtre de La Criée et La Criée expose Antichambre de Max Armengaud qui travaille dans une démarche au fond assez proche mais systématisée et ce depuis les années 80. Il s’agit de réaliser des « portraits collectifs » des institutions célèbres qui marquent notre identité : l’Opéra de Paris, la Cité du Vatican, les Arènes de Madrid, le Palais de l’Elysée, l’Assemblée nationale… Il passe derrière la façade et nous donne à voir les coulisses habités par ceux qui y travaillent sans être automatiquement repérables. Ainsi, à l’Opéra, il photographie aussi bien une danseuse que les femmes de ménage ou des machinistes.

Photo Max Armengaud
Photo Max Armengaud

Ce qu’il cherche, dit-il dans une interview sur France Culture, c’est saisir quelque chose de l’ordre de l’intériorité. Ne pas réduire la personne à sa fonction: ce n’est pas un machiniste c’est celui-là, avec son nom, la date de la prise de vue. C’est le contraire de l’icône. Il les amène à simplement être là tout en s’inscrivant dans l’Histoire. « Pour moi c’est le regard de 2080 qui comblera ces images. Je construis consciemment et volontairement de l’archive future. » Le résultat ? Des photos intrigantes, intéressantes, mais pas bouleversantes tant le protocole (noir et blanc, format carré, pose très formelle) est présent – une caractéristique de la photo contemporaine, à la Annette Messager. Et la filiation serait du côté de Walker Evans dans la volonté de donner de la dignité à l’anonymat .
Antichambre. La Criée, 30 quai de Rive-Neuve. Jusqu’au 4 janvier.

Michel Eisenlohr. Direction l’Islande avec ce jeune photographe qui a déjà hanté ce blog. C’est un grand amoureux de Marseille ( expos Aime comme Marseille  ou Palais Longchamp). Mais je l’ai connu au monastère franciscain de Saorge où je l’ai vu traquer la lumière et les forces du lieu pour une exposition intitulée Te lucis ante terminum. Dans le même esprit, son travail Gardien des cimes en 2016 donne à voir le patrimoine fortifié de la Roya Bevera, situé sur des territoires-frontières entre la France et l’Italie. Autres périgrinations photographiques en Inde, sur l’ile grecque de Santorin, en Afrique de l’ouest, à Hong Kong… où qu’il soit Michel Eisenlohr porte un regard sensible et souvent décalé à la recherche de l’âme des lieux.Pour l’heure, et jusqu’au 7 janvier, il nous invite en Islande à la rencontre de Huldufolk, qui signifie le peuple caché. Au cours des kilomètres de routes, au détours des champs de lave et des collines aux moutons, s’égrènent des lieux aux histoires troublantes, peuplés de trolls, d’elfes, de sorcières.
Michel EisenlohrMais ces créatures de la tradition islandaise sont aussi présentes dans les banlieues de Reykjavik. Entre deux immeubles contemporains aux couleurs vives, à quelques mètres d’une villa au revêtement métallique ou encore au centre d’un îlot de résidences, trônent des rochers de lave… Photographier, outre le  paysager et l’urbain, l’immatériel, on a envie d’en savoir plus. Ce sera possible le mardi 3 janvier à 17h30 au cours d’une visite de l’exposition accompagnée par le photographe qui sera suivie à 19h00 d’une conférence « Architecture en Islande, entre tradition et modernité »
Huldufolk, le peuple caché. MAV PACA 12 boulevard Théodore Thurner. Jusqu’au 7 janvier. Visite commentée le 3 janvier.
/http://www.micheleisenlohr.com.

 

 

Avec toute mon admiration…

L’admiration, un sentiment pas très à la mode. C’est pourtant celui auquel je me suis adonnée, avec jubilation. Me souvenant des grands entretiens que j’ai réalisés pour des magazines dans les années 1990-2000, j’ai voulu explorer le lien éphémère et intense qui se noue entre l’intervieweur et l’interviewé. Décrypter cette avidité du premier de tout savoir, tout comprendre de sa « victime », ses grandeurs comme ses failles. Jusqu’à se l’approprier à la façon d’ un personnage. Comme il est écrit dans le brillant essai de Janet Malcolm  Le journaliste et l’assassinRomancier ou journaliste c’est la même chose alors. C’est bien ce que vous dites ?
Ce livre est aussi une façon de donner à voir autrement des personnalités telles que Edgar Morin, Pascal Bruckner, Elizabeth Badinter, Philippe Sollers, Nancy Huston, Marie Rouanet, Tobie Nathan… D’un chapitre à l’autre, ils se croisent sur des thèmes universels : poésie, écriture, renoncement, lucidité, ferveur, maternité, démons, compassion. Et nous apprennent, chacun à leur façon, un peu du métier de vivre. Une interview imaginaire d’Albert Cohen, admiré parmi les admirés ! ouvre le livre et un entretien, en bonne et due forme, avec Jean Daniel, grande figure du journalisme, réalisé fin 2014, le clôt.

Le lien pour lire un extrait …
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https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/779287/s/avec-toute-mon-admiration-255a23e91b/