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		<title>&#171;&#160;Les Descendants&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 08:58:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dane Cuypers</dc:creator>
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		<description><![CDATA[&#160; Théâtre de l&#8217;Aquarium. Sur scène six acteurs  jouent une vingtaine de  personnages. De belles lumières et des effets visuels ouvrent l’imaginaire du spectateur, le recours à quatre langues avec sous-titrage (français, allemand, arménien et turc) qui se relaient et &#8230; <a href="http://www.atmotsphere.org/?p=1365">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<p>Théâtre de l&#8217;Aquarium. Sur scène six acteurs  jouent une vingtaine de  personnages. De belles lumières et des effets visuels ouvrent l’imaginaire du spectateur, le recours à quatre langues avec sous-titrage (français, allemand, arménien et turc) qui se relaient et se tissent, exigent toute notre attention  et nous mettent d’emblée au cœur du sujet : la difficulté du dialogue.</p>
<p>« De la force du théâtre comme moyen de réfléchir sur la violence du monde », Bruno Freyssinet, metteur en scène français, est persuadé. Avec Sedef Ecer, auteure d’origine turque, et Serge Avédikian, documentariste d’origine arménienne, ils ont, pendant deux ans, travaillé sur le thème de la réconciliation  après la guerre, entre pays ou – et c’est désormais le cas de plus en plus fréquent – entre populations d’un même pays . Deux ans de recherche en résidence et d’ateliers avec des jeunes d’Allemagne, de Turquie, d’Arménie et de France, ont abouti à un processus de création collective  qui s’est déroulé à Erevan. La pièce retrace le destin de trois générations de femmes : la première a connu l’horreur, la seconde a essayé de l’effacer de sa mémoire, la troisième veut comprendre son passé pour se tourner vers l’avenir.</p>
<p>La pièce parle-t-elle d’une histoire bien précise, celle du génocide arménien ? Non répond Sedef Ecer : «  C’est une fiction que j’ai créée de toutes pièces, en imbriquant des pans d’histoires qui me hantent depuis longtemps, des Balkans jusqu’en Anatolie, de l’Europe jusqu’en Afrique, d’Amérique latine jusqu’en Extrême-Orient. » Peut-être faudrait-il en avertir d’emblée  le public en se servant de l’écran video avec une formulation comme « Toute ressemblance avec toutes les guerres existantes ou  ayant existé, ne relèvent pas de la coïncidence, du hasard, mais de la réalité. » Car oui, les bouts de slogans ou le vocabulaire -« <em>le travail rend libre », « toutes les fonctions sensibles leur sont interdites »,  « une nation purifiée », « partez sans rien emmener » « charnier , « âmes errantes »  </em>ou l’apparemment anodine <em> « Organisation »</em> (l’Angkar des Khmers rouges)  - résonnent des catastrophes de la Shoah, du Rwanda, de l’ex-Yougoslavie ou du Cambodge. La question de la douleur ou la honte des descendants, victimes ou bourreaux, est posée, sans langue de bois, sur un plateau par une troupe qui se sent concernée. Tout cela pourrait être trop didactique mais la construction narrative (trois lieux, trois époques),  la  mise en scène, fluide, vivante, et le jeu des comédiens tel celui de  Selin Altiparmark qui interprète Dounia ou Serra Ylmaz dans le rôle du dictateur féminin,  protègent en grande partie de cet écueil.</p>
<p>Cette  soirée de théâtre, intelligente et sensible, se passe  à la Cartoucherie de Vincennes, toujours aussi magique. Avec le plaisir de savourer avant ou après la représentation la succulente soupe (entre autres) d’un cuisinier rieur et de rencontrer créateurs et acteurs. Jusqu’au 27 mai. Du mardi au samedi à 20h30, le dimanche à 16h00. Tel  01 43 74 99 61.</p>
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		<title>2ème Festival Visages du Cambodge</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 17:08:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dane Cuypers</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vous n’y étiez pas en 2010 ! Vous y serez en septembre 2012 ( du 22 au 25). Dans un des cadres parisiens les plus charmants et les plus chaleureux, j’ai nommé L’Entrepôt ( métro Pernetty pour les novices), un choix de &#8230; <a href="http://www.atmotsphere.org/?p=1359">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous n’y étiez pas en 2010 ! Vous y serez en septembre 2012 ( du 22 au 25). Dans un des cadres parisiens les plus charmants et les plus chaleureux, j’ai nommé L’Entrepôt ( métro Pernetty pour les novices), un choix de films sur le Cambodge d’hier et d’aujourd’hui. Et en clôture une mise en voix de textes sur le pays khmer  qui vous arracheront rires et larmes. Apprendre, comprendre, aimer, vibrer… oui, on vous promet tout ça.  Le détail des réjouissances bientôt sur ce blog.</p>
<p><strong>Rattrapage</strong>.A celles et ceux qui n&#8217;ont pas lu  mon papier &laquo;&nbsp;Le Cambodge sur un plateau&nbsp;&raquo; dans la revue XXI, il est maintenant en ligne sur le site du Théâtre du Soleil dans une version un peu plus longue. Je rappelle qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un article sur la pièce d’Hélène Cixous &laquo;&nbsp;L&#8217;Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge&nbsp;&raquo; monté avec de jeunes Khmers de l&#8217;association Phares à Battambang &#8211; faut suivre un peu !</p>
<p><a href="http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/phare-ponleu-selpak/article/le-cambodge-sur-un-plateau">http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/phare-ponleu-selpak/article/le-cambodge-sur-un-plateau</a></p>
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		<title>Ce serait trop bête &#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 15:43:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dane Cuypers</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Je trouve dans une de mes boîtes fourre-tout un petit carton bleu avec  cette citation : «  Mais quand même opposer sa bonne raison d’homme en vie à tout ce qui limite, empêche, diminue. » Signé Jean Verdure – dont je ne &#8230; <a href="http://www.atmotsphere.org/?p=1343">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> Je trouve dans une de mes boîtes fourre-tout un petit carton bleu avec  cette citation : «  <em>Mais quand même opposer sa bonne raison d’homme en vie à tout ce qui limite, empêche, diminue.</em> » Signé Jean Verdure – dont je ne sais rien et je fais comme si Wiipédia n’existait pas d’accord… Et, juste en dessous, dans la même boîte, une carte du même éditeur <em>Paupières de terre</em> ( quel nom ! à coucher dehors avec un billet de logement) avec une exhortation de Charlotte Delbo :</p>
<p><em>« Je vous en supplie/faites quelque chose, /apprenez un pas,/une danse,/quelque chose qui vous justifie/qui vous donne le droit/d’être habillés de votre peau, de votre poil. /Apprenez à marcher et à rire/parce que ce serait trop bête/à la fin/que tant soient morts/et que vous viviez/sans rien faire de votre vie. »</em></p>
<p> Il y a un côté donneuse de leçons assez violent qui peut irriter &#8211; relativement si on sait le passé de déportée de l’auteur.  Mais quand même j’aime …</p>
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		<title>Y a pas de souci !</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 15:33:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dane Cuypers</dc:creator>
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		<description><![CDATA[PIQURE. Lu dans Le Monde un papier de Pascale Krémer  sur une infirmière. On sait comme leur salaire est pitoyable. On sait comme elles sont indispensables. Mais c’est bien de le savoir très précisément: «  Une injection est payée 3,15 &#8230; <a href="http://www.atmotsphere.org/?p=1340">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>PIQURE</strong>. Lu dans Le Monde un papier de Pascale Krémer  sur une infirmière. On sait comme leur salaire est pitoyable. On sait comme elles sont indispensables. Mais c’est bien de le savoir très précisément: «  Une injection est payée 3,15 euros bru, le déplacement est indemnisé 2,30 euros<em>. Soit, </em>compte l’infirmière<em>, pour aller chez quelqu’un faire une piqûre, 5,45 euros, dont on retire 45% en net. C’est délirant !</em> »  Et la chute du papier : &nbsp;&raquo; <em>Nathalie Tiriet se rappelle ce jour où, faisant les vérifications d’usage avant une injection, elle s’est aperçue que le pharmacien avait délivré par erreur une dose dix fois supérieure à la prescription : Si je l’avais injectée, j’aurais tué le patient.  Une injection à  3,15</em> euros.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong> 118 218</strong>. ( les renseignements sur le mobile). Un jeune homme cherche pour moi la fnac des Zalles. Des Halles je lui précise. Oui des Zalles d’accord ! Il me passera celle de Limoges qui elle-même est reliée à un  répondeur où je dois dire à haute voix ce que je veux – vous savez ces scènes hallucinantes où vous hurlez LOISIRS, MAINTENANCE, AU SECOURS. Au bout du fil, l’interlocutrice virtuelle est désolée mais «  ELLE NE VOUS COMPREND PAS. » Au final y a pas de souci ! m’a assuré le petit gars des zalles qui me renseignait depuis l’Ile Maurice. Je n’en suis pas si sûre.</p>
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		<title>L&#8217;eau des pâtes&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2012 15:53:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dane Cuypers</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Café bouillu…. Rangeant des papiers, je retrouve une chronique de Defeil du Ton dans Le Nouvel Observateur  avec une irrésistible citation de Topor : « Toujou couri/Pour gagner sa vie/.Quand bien couru/Vie l’est foutue ». Ce sera ma seule contribution politique quelques jours avant le &#8230; <a href="http://www.atmotsphere.org/?p=1321">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Café bouillu…</strong>. Rangeant des papiers, je retrouve une chronique de Defeil du Ton dans Le Nouvel Observateur  avec une irrésistible citation de Topor : <em>« Toujou couri/Pour gagner sa vie/.Quand bien couru/Vie l’est foutue</em> ». Ce sera ma seule contribution politique quelques jours avant le premier tour des présidentielles.</p>
<p><strong>Virginia Woolf sans sa chambre</strong>. Dans Le Monde des livres du 13 avril un papier de Virginie Despentes toute courroucée. Elle n’a pas tort. L’auteure de <em>Mrs Dalloway</em> entre dans La Pléiade, bonne nouvelle, mais sans « <em>Une chambre à soi</em> » ( comment ça vous ne l’avez pas lu les filles ? Merci de foncer chez votre libraire ou à votre bibliothèque municipale), sans ses oeuvres non-romanesques à savoir essais,  correspondance,  journal. Pour raison d’économie, le troisième tome est passé à l’as. Virginie a raison de s’insurger pour Virginia, d’autant qu’elle nous apprend que cette dernière est seulement la neuvième auteure de genre féminin, sur 200 environ, à rejoindre la collection de Gallimard, après Austen, Bronté, Colette, Duras, Sand, Sarraute, Sévigné, Yourcenar. (<em>Œuvres romanesques de Virginia Woolf, Gallimard, 2 tomes de 1552 pages chaque, 61 euros l’un jusqu’au 30 août, 67,50 ensuite)</em></p>
<p>Ce gentil coup de gueule est suivi d’une interview  de Vinciane Despret, qui a signé avec Isabelle Stengers<em>,  Les faiseuses d’histoires. Que font les femmes à la pensée ?</em> (La Découverte, 2011) ouvrage inspiré, nous dit la journaliste Julie Clarini, par Virginia Woolf qui nous exhorte, nous femmes, à persévérer : « <em>faire ce qu’elles ont toujours fait ( penser au-dessus des casseroles, en poussant des berceaux, dans les autobus..)  et surtout  garder une pensée qui  ne soit pas corrompue par le pouvoir et les effets de manche</em>». Je suis séduite par cette idée, par ce rapport particulier au savoir, à la réflexion, mais je sais aussi – et je ne suis pas la seule-  combien  cette posture  est épuisante et combien il est important  de pouvoir aussi réfléchir, exprimer des idées dans un cadre prévu pour cela. Sous peine que les pensées s’évaporent avec l’eau des pâtes…</p>
<p><strong><em>Le roman de la maison</em></strong>. Je lis ce livre de Rezvani (Actes Sud), celui qui a écrit <em>Le Tourbillon</em> chanté par Jeanne Morea,  pour les besoins d’un documentaire sur le logement.  Rezvani raconte comment une petite maison invivable, dans la forêt des Maures, dotée d’un nom un peu niais,  <em>La Béate</em>, loin de tout, sans électricité,  a pu devenir  « <em>une merveilleuse maison d’amour</em> » où  il vit (au moment où il écrit en l&#8217;an 2000) avec Lula, sa femme sans jamais la quitter. La langue est belle et l’ouvrage pétri de nostalgie . Nostalgie car l’amour et la maison ont beau être  toujours là quarante ans plus tard, il y a ce temps, ce foutu temps qui a passé. C’est moi qui le dis ainsi ! Rezvani, qui fut d’abord peintre avant d’embrasser les mots, donne à cette disparition de ce qui fut de tendres couleurs. Evoquant les délices du jardinage à <em>La Béate,</em> ses roses de Chine, ses glycines, il parle d’ « <em>enlisement délicieux</em> » et il explique « (…) <em>comme si de mettre nos gestes dans nos gestes, au lieu d’épuiser les sensations  les rendait au contraire plus présentes à cette montée d’émotions que nous apporte, en plus du vécu, la surprésence du revécu</em>. Ou encore : « <em>(…) alors qu’ayant dépassé la soixante-dizaine, je crois vivre toujours un même instant de félicité qui sans fin s’étire, je constate que c’est seulement ici, dans ce vallon porteur d’éternité, qu’il me semble avoir réussi à égarer la mort … tellement l’embellissement de toutes choses en ce lieu fait obstacle à  l’idée de dégradation et de mortalité</em>. »</p>
<p>Mais quand même ! bien sûr. Le temps qui passe et ne reviendra plus est là en filigrane, donnant aux plus lumineux souvenirs ce tremblé qui fait venir les larmes (mais donnant  aussi encore plus de lumière et d&#8217;intensité au présent). <em>Chaque jour qui vient/ Je me sens comme ça/ noyé de tristesse/tout le jour pour rien/Que restera-t-il/ de notre jeunesse/notre folle jeunesse, </em>écrit l’auteur de chansons dans sa maison…</p>
<p>Lisant ces lignes, je me souviens d’un stage d’étudiante fait chez Flammarion (stage épouvantable avec une attachée de presse odieuse dont  je n’ai pas oublié - alors que je mourrais de joie de pénétrer dans ce que je pensais un haut-lieu  de la littérature -  le « Sois belle et tais toi » qu’elle m’avait balancé à une occasion que j’ai parfaitement en mémoire mais dont je vous fais grâce). Bref on nous avait annoncé un beau matin la venue de  l’auteur  Serge Rezvani et  j’étais dans un état d’excitation et de timidité extrêmes. Rezvani, celui qui avait écrit <em>de Les années lumière</em> et  <em>Les années-Lula,</em> allait arriver avec sa femme,  qu’il célébrait à longueur de pages. Naturellement je me projetais un maximum : j’étais en train de vivre l’amour fou que j’allais de fait épouser et bientôt j’allais écrire, être publiée, j’étais faite pour ça…Ils sont passés devant moi qui étais en train d’écluser un énorme tas d’ enveloppes (c’est à peu près tout ce que j’ai fait pendant ce stage et j’ai fini par les balancer, les enveloppes,  à la tête de l’attachée de presse).  Ils sont passés, beaux, souriants, littéralement irradiés d’amour  et de gloire, me suis-je dit béate comme leur maison, pareillement un peu niaise . Mais pas tant que ça puisque cet amour a, le fait est, défié le temps.</p>
<p>Epilogue.  Le hasard fait que vient de sortir le dernier livre de Rezvani<strong>  </strong>&laquo;&nbsp;<em>Ultime amour</em>&nbsp;&raquo; (Belles lettres) qui raconte après la mort de Lula et son immense chagrin  sa renaissance  avec Marie José Nat.  C’est la vie me disais-je, un peu marrie,  mais me disais-je également -  à constater l’état à nouveau rayonnant du personnage aperçu à la télé -   le terreau du bonheur  est propice au bonheur ! Me revient une bribe de phrase  du livre : « <em>(…) toute notre énergie fut consacrée à demeurer en plaisir. » </em>Gonflé non<em> ? </em></p>
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		<title>A la Gitane</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 15:37:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dane Cuypers</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Brioches. </strong>A la pâtisserie de l’Eglise avant d’aller travailler à la Gitane,  je demande une brioche et la vendeuse me raconte que, justement, elle était en train de remarquer avec sa collègue comme elles étaient magnifiques ce matin : dodues, dorées à souhait. Génial qu’elle puisse encore voir ça en vendant des viennoiseries toute la sainte journée : que le pâtissier a particulièrement réussi son coup aujourd’hui. Me fait penser à ma conversation hier avec une prof au même bistro . Je racontais que Doïna, la jeune femme qui fait briller de temps en temps ma maison,  est fière de son boulot bien fait et quelle me le dit– elle est ravissante Doina un peu brioche, dodue, pas trop. La prof me répond  que oui bien sûr  !heureusement,  plein de gens exerçant des métiers que nous pensons sans intérêt les aiment . Elle tient en très haute estime les artisans, leurs gestes ; elle me dit quelques chose comme : on est au cœur, au plus près  de l’humain.<strong></strong></p>
<p><strong>Barbie-sirène. </strong>Une bonne chose de faite : les fillettes ne verseront plus de larmes <em>sur La petite sirène</em> d’Andersen. Une Barbie-sirène est sortie des usines avec queue  amovible  qui  se transforme en  planche à surf : un coup j’ondoie pour mon prince, un coup je glisse sur les flots… La petite à côté de moi au bistro, qui hésite entre les deux avatars de sa poupée, adore le conte  me précise sa maman. Bon. <strong></strong></p>
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		<title>Ecrire dit-elle &#8230;</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 13:34:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dane Cuypers</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Oui je sais titre bateau ! A ma décharge je sors d’une merveilleuse journée consacrée à Marguerite Duras  et organisée  par &#160;&#187;Vivre  à Chaville&#160;&#187;. Il y avait là toute la fine fleur des spécialistes durassiens, auteurs de livres qu’on lirait bien tous.  &#8230; <a href="http://www.atmotsphere.org/?p=1298">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Oui je sais titre bateau ! A ma décharge je sors d’une merveilleuse journée consacrée à Marguerite Duras  et organisée  par &nbsp;&raquo;Vivre  à Chaville&nbsp;&raquo;. Il y avait là toute la fine fleur des spécialistes durassiens, auteurs de livres qu’on lirait bien tous.  Mais non on ne peut pas.  Peut-être faire une exception pour Jean-Marc Turine, romancier, homme de radio et j’en passe, qui travaille en ce moment à un film sur les victimes de l’agent orange au Vietnam – il nous en a parlé avec une émotion communicative. Il a partagé un temps l’intimité de Marguerite Duras et l’a raconté dans  <em>5 rue saint benoit, 5<sup>ème</sup> étage gauche</em>. A l’écouter, nature, drôle, fin, on avait envie de pousser la porte&#8230;</p>
<p>Autre excuse à ce titre bateau, je viens de me délecter de <em>L’urgence et la patience</em> de Jean-Philippe Toussaint qui ne parle que de ça : écrire. Et, l’un n’allant pas sans l’autre, lire. Une  livraison des Editions de Minuit,  107 pages, léger comme une plume, dense comme de l’or, où l’auteur nous offre sans en faire tout un un plat – ou plutôt si, à la façon d’un chef -  ses secrets d’écriture : ainsi comment il «  construit ses hôtels » ou ses personnages, c’est tout comme affirme-t-il . Tout serait à citer. Ainsi des propos sur Dostoïevski,  simplissimes  et brillantissimes – je vous laisse découvrir le passage sur la prolepse. Sur Proust, il a un chapitre superbe dont je n’ose pas vous parler car je ne n’ai toujours pas lu, ou si peu, <em>A la recherche, </em>et c’est évidemment une honte inépuisable (appel à témoignages pour que je me sente moins seule!)</p>
<p>L’urgence et la patience qu’on se le dise.  Jean-Philippe Toussaint  écrit à propos de la première (état de ferveur, de chaleur, tant désiré (car « <em>ici tout se libère et se lâche</em> »),   qu’elle <em>« n’est pas un don mais une quête. Elle s’obtient par l’effort, elle se construit par le travail, il faut aller à sa rencontre, il faut atteindre son territoire. </em>» Bref pour y entrer, il faut énormément de patience. On le savait ! mais que l’écrivain nous le dise avec cette précision et cette poésie mêlée de trivialité qui sont les siennes, c’est cadeau. Illustration :  « <em>Lorsque j’écris un livre, je me voudrais aérien, l’esprit au vent et la main désinvolte. Mon cul. En fait je suis très organisé</em>. » </p>
<p>Lu dans la foulée <em>La femme qui tremble</em> (Actes Sud) qui traite aussi à sa façon de l’écriture.  Mais par la bande. Voila : Siri Hustvedt, l’excellente romancière et essayiste, la femme de Paul Auster, connait depuis 2006 de violents tremblements qui surviennent, sns crier gare. Elle veut comprendre. Sa recherche dans le domaine de la neuropsychologie est gigantesque, témoin la bibliographie à la fin du livre et les remerciements à son mari : <em>«  Des années durant il a toléré avec bienveillance mon immersion passionnée dans la problématique cerveau/esprit et m’a entendue réfléchir à haute voix ( parfois pendant des heures) à un grand nombre de questions abordes dans ce livre</em>. » Du coup la complexité de son propos estr telle  que par moments, assez souvent même,  on (enfin moi) décroche. Ce n’est pas grave. La lecture reste exaltante pour qui s’intéresse à ce qui se passe en nous quand quelque chose déraille, dérape, quand s’installe un trouble,  comme un intrus, un indésirable. A la fin de l’enquête, l’auteur ne sait pas vraiment de quoi relèvent  ses crises de tremblements. Nous non plus mais on a beaucoup appris avec elle, par exemple sur  ce qu’est vraiment l’hystérie, une «  idée dont la puissance excessive agit sur le corps de façon anormale » Ou bien – et à dire vrai ce fut pour moi une révélation ! &#8211; sur  la synesthésie visuo-tactile.  Une hypersensibilité telle  que regarder un glaçon  donne la chair de poule,  entendre le fracas métallique d&#8217;un métro, affecte directement les dents…  Mettre un nom reconnu par la science à ce que  j’appelle de la « porosité «  fut un grand moment&#8230; Siri Hustvedt en est d’accord, qui écrit : <em>« La synesthésie visuo-tactile est un phénomène identifié depuis peu et que l’on suppose rare. Mon sentiment c’est qu’à présent qu’il a été officiellement diagnostiqué, nous pourrions surgir en foule, beaucoup plus nombreux que les chercheurs le suggèrent</em>. «  Tout cela est lié à l’expérience d’écriture de l’auteur et aux ateliers qu’elle a menés  notamment avec des institutions psychiatriques. Elle décortique par exemple ce qui se passe dans le corps avec l&#8217;exercice, des &laquo;&nbsp;Je me souviens&nbsp;&raquo;, basic des ateliers. Quant à sa  façon de pointer l’importance des lieux, théâtre de la mémoire et de l’écriture, elle rejoint celle de Jean-Philippe Toussaint : allez-y voir !  Deux bons livres on vous dit, le premier à mettre dans sa poche pour un petit voyage à Trouville sur les traces de Duras, le second nettement plus lourd à tous points de vue  pour une lecture, à l’ombre,  au bois de Chaville…</p>
<p>P rochaines manifestations autour de Marguerite Duras : les prochaines et prometteuses  « Rencontres de Duras »  les 18,19 et 20 mai 2012; infos  sur le site www.margueriteduras.org</p>
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		<title>Colloque de rêve le mercredi 14 mars</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 10:22:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dane Cuypers</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  « La formulation du beau et ses corrélats ici et ailleurs » par Nicole Revel ou bien « Le critère de plénitude » par Dana Rappoport ou encore « Les apsaras entre préoccupations rituelles et contingences esthétiques » par  le chorégraphe Santha leng .Le genre &#8230; <a href="http://www.atmotsphere.org/?p=1289">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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<p>« La formulation du beau et ses corrélats ici et ailleurs » par Nicole Revel ou bien « Le critère de plénitude » par Dana Rappoport ou encore « Les apsaras entre préoccupations rituelles et contingences esthétiques » par  le chorégraphe Santha leng .Le genre de colloque qui vous sort de vos catégories ordinaires et vous rend intelligent. Si quelqu’un a la chance d’être libre le mercredi 14 et qu’il puisse enregistrer les communications, je serai dans une reconnaissance absolue … Musée quai Branly sous sol, salle 3, de 10h00 à 17h00. Sinon on peut juste rêver au critère de la plénitude …</p>
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		<title>La lumière des yeux noirs</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Mar 2012 14:07:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dane Cuypers</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je suis fan de Sollers. Cela a toujours été le cas et l’interview que j’avais faite de lui avait conforté ce sentiment. Je l’avais intitulée « Philippe Sollers l’énergie solaire ». C’est toujours ce que je ressens quand j’ouvre un de ces &#8230; <a href="http://www.atmotsphere.org/?p=1280">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis fan de Sollers. Cela a toujours été le cas et l’interview que j’avais faite de lui avait conforté ce sentiment. Je l’avais intitulée <em>« Philippe Sollers l’énergie solaire</em> ». C’est toujours ce que je ressens quand j’ouvre un de ces livres ou l’écoute, à la radio ou sur un plateau. C’est un excellent écrivain surtout quand il parle d’amour et d’art. Et ça tombe bien : il ne parle que de ça. Dans <em>L’Eclaircie</em> son dernier « roman » comme dans ses autres livres. J’ai donc, dès les premières pages, retrouvé avec plaisir le Sollers amoureux de la vie, fou de peinture, pourfendeur de ce qui casse les êtres, les empêche d’accéder à la Poésie : «<em>Je vois vivre mes contemporains (…) : ils sont tassés, résignés, sous contrôle. La Société les a eus</em> (… ) »  D’ une interview sur les ondes, j’ai noté : &laquo;&nbsp;C’est une critique très sévère de notre société : tout s’achète, se vend, s’effondre. Mon roman parle de tout ça de la main-mise  sociale sur les vies&nbsp;&raquo;. </p>
<p>Que raconte précisément <em>L’Eclaircie</em> ? Pas grand-chose, pas d’intrigue, mais cela n’a  aucune importance. Digressions, incises, échappées belles, il fait ça comme personne Sollers. » Et c&#8217;est avec bonheur qu&#8217;on entre avec en conversation avec lui  en lisant quelques pages avant d’éteindre la lumière&#8230; Dans la même interview il disait : « C’est un roman qui comporte des pensées. C’est pas interdit ! »Bref, le roman (enfin si on veut : le narrateur ressemble furieusement à l’auteur) est celui d’un homme qui retrouve une fois par semaine rue du Bac une divine Lucie. Ils se « désennuient » ensemble, ce qui pour l’écrivain n&#8217;est pas du tout anodin mais signifie sortir du bavardage, du bruit, de la réitération publicitaire. La relation avec Lucie est passionnée et tranquille, confortable et poétique. Le rêve.  Deuxième thème : la peinture donc. Essentiellement Manet et Picasso. Deux artistes qui se sont énormément amusés dit Sollers. Comme lui sans doute.  Mais avant Picasso:  Manet Manet Manet. Normalement à la fin du livre on devrait foncer à Orsay voir ses toiles. Ce que font un soir les deux amoureux qui obtiennent d’être seuls au musée. « (…) <em>je suis frappé par les larges dimensions de L’Olympia et du Déjeuner sur l’herbe. La mémoire rapetisse tout, tandis que la présence des visiteurs étouffe les toiles. Lucie est aussi émue que moi (…) J’embrasse longuement Lucie devant l’Olympia. La toile frémit, répond, s’intensifie, sa fraîcheur augmente (…)</em>  …. Troisième thème, en sourdine mais majeur, la sœur du narrateur, Anne. Elle a les mêmes yeux que Lucie qui a les mêmes yeux que  <em>Berthe Morisot au bouquet de violettes</em> peinte par Manet : trois regards de jais, des yeux avec beaucoup de nuit, qui « <em>sauvent de l’avalanche du rien</em>. » Sur sa sœur, Sollers, enfin le narrateur, est pudique, tendre, vibrant. On aime quand il écrit «  <em>Sois bénie petite chérie difficile.</em> »</p>
<p>Le reste du livre on retrouve les coups de colère de l’écrivain à propos de l’art contemporain <em>« cette plaie de laideur grouillante adaptée à la publicité permanente</em>. » Ou «  <em>La grande poubelle qui s’exhibe à La Dogana de Venise ? Là, plus rien à dire, bonsoir et bateau</em> ».  A propos du cinéma : <em>« le rouleau compresseur du cinéma avec la naissance d’une fausse humanité où la fausse femme a tendance à prédominer </em>» Et de la  photo : « <em>Peinture ou photo, il faut choisir. Le Spectacle veut la photo, il faut donc tenter, par tous les moyens, de rendre la peinture impossible. La photo vise la mort . La peinture sonde le vif</em>. »</p>
<p>Mais si on aime Philippe Sollers, c’est d’abord pour ses fulgurances d’écriture. Ce ballet des mouettes vers 20 heures par exemple :  «<em> Elles planent, se renversent, s’offrent, montrent le bout noir de leurs ailes, se taisent très fort, se frôlent, se dispersent, disparaissent, resurgissent et, de temps en temps, bec ouvert, crient ou ricanent  (…) A cette heure elles ne chassent plus le poisson, ne piquent pas vers l’eau, se contentent de voler pour voler mais pas n’importe où, </em>ici<em>, rite et prière </em> (…) ».</p>
<p><em>L&#8217;Eclaircie</em>, Philippe Sollers, Gallimard</p>
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		<title>Next and last</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Mar 2012 14:02:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dane Cuypers</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Supplément Next de Libé. Première fois que je le lis. Le magazine s’ouvre tout seul (énorme grammage du papier glacé, gros client) sur une publicité avec un papillon à décoller pour sentir Spicebom, le nouveau parfum explosif.  A priori le &#8230; <a href="http://www.atmotsphere.org/?p=1275">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Supplément <em>Next</em> de <em>Libé</em>. Première fois que je le lis. Le magazine s’ouvre tout seul (énorme grammage du papier glacé, gros client) sur une publicité avec un papillon à décoller pour sentir<em> Spicebom</em>, <em>le nouveau parfum explosif</em>.  A priori le spicy pour les mecs on n’a pas trouvé mieux : ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de mon amoureux quand j’avais vingt ans : <em>Old spice</em> ! A part ça le gars est  grotesque : les bicotos, les pectoraux,  le regard en dessous, soumis et conquérant, la bouche pulpée effleurant le flacon.  Pourvu qu’on ait l’ivresse. Mais non on ne l’a pas. A la page suivante un reportage de mode. Une  Cosette dévêtue d’un  « Body en mailles » ( horrible chose à trous-trous) avec une bretelle qui dégringole dévoilant un  sein timide, menu; l&#8217; air battu de la pauvrette, soumise, pas du tout conquérante,  ses mains croisées entre ses jambes, une pitié ! Je voulais m’attaquer au papier « Bye bye Blondie »  où Virginie Despentes interviewe ses actrices. Je lis une accroche : « <em>Moi j’adorais les scènes un peu chaudes : j’avais libre accès aux seins de Clara Ponsot</em>. » A quel point je m’en balance, ça me donne une idée de l’infini… J’arrête là. J’ai besoin d’une cale pour ma table branlante. Parfait.</p>
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