Le règne du bruit

L’enfer de la soirée du 15 juillet. Klaxons, pétarades, pétards, beuglements, hurlements et sirènes du Samu vers l’hôpital de la Timone tout près. Informe. Chaotique. Il fait chaud. Vous devez fermer vos fenêtres si vous voulez écouter une émission . Ah parce que vous n’en avez rien à badigeonner du foot, cette grande communion populaire ? Rien à badigeonner, non. Horreur des communions, celle dans le ballon étant sans doute une des moins dangereuses. Ce qui est tout à fait insupportable pour moi c’est l’expression des sentiments réduite aux modulations d’un klaxon.

La veille, la débilité, comme l’année dernière,  du feu d’artifice marseillais affadi, dépoétisé par une musique empêchant d’entendre la rumeur admirative de la foule ou les applaudissements.

Il ne faut jamais nous laisser sans  fonds sonore, sans musique, des fois que ça nous laisse sans-voix. Et des fois qu’on se mette à penser… Non mais !

Claude Lanzmann n’aimait pas la musique ….   J’aurais aimé l’interviewer là-dessus.

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