Le tourbillon de nos vies

Moreau et Bardot : se souvenir d’elles, de leur éclatante et tourbillonnante  jeunesse dans Viva Maria en 1965.  La première parce qu’elle est morte et que ça nous attriste : c’était notre déesse, la Caty de Jules et Jim. Je regarde en replay l’émission Le divan de Henri Chapier, il n’était pas bon du tout en psy ! mais si charmant que ses invités lui donnaient le meilleur Avec Jeanne, comme il dit, l’entretien est très anodin un long moment et puis elle se met à parler de vieillir,  des années qui passent, que ce n’est pas que la carcasse qui s’ altère, c’est l’amoncellement, la richesse de tout ce qu’on a vécu et engrangé – je ne sais pas comment elle le dit exactement, mais c’est l’idée et c’est vrai et réconfortant

Sur la plage abandonné …

 

La seconde, BB, c’est une chieuse et elle dérape parfois, mais j’aime son authenticité. Dans une interview accordée à Franz-Olivier Gisbert pour La Provence (5 aoüt), elle balance : « Quand je faisais du cinéma, il fallait que je sois jolie tous les jours, ça m’emmerdait ; maintenant je suis moche tous les jours et ça rattrape le temps perdu… 

 

 

Poissons d’août…

Les Goudes, Marseille
Photo Aline Barbier

 

(…) les orangers en fleurs se dodelinaient sous la brise tiède, tout près de la mer quadricolore et transparente où luisaient des jardins de coraux et des poissons bleus et verts. […] De temps à autre, d’écarlates poissons volants faisaient de petits bonds idiots. Albert Cohen.

 

 

 

Albert Cohen ne serait sans doute pas fier de l’attitude de l’Europe vis à vis des réfugiés. Il confiait en 1976 à François Estèbe et Jean Couturier : En réalité ce dont je suis beaucoup plus fier que de mes livres, c’est d’être l’auteur de l’accord international du 15 octobre 1946 sur la protection des réfugiés. Ca c’est mon affaire. Le reste ce sont des rêves. Extrait de Le Roi mystère (Le préau des collines – Ina)