Le plaisir d'admirer…

Extrait de la préface de Avec toute mon admiration. Dane Cuypers
Lire un plus large extrait sur le site :
https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/779287/s/avec-toute-mon-admiration-255a23e91b/

Plus tard, relisant les interviews, je me suis rendue compte à quel point je croisais les mêmes thématiques, les mêmes mots-clés: vieillesse, mort, poésie, renoncement, écriture, bonheur, extase, lucidité, ferveur, gratitude passion, tragédie, démons, jubilation compassion, maternité… Moi qui avais fait dans mon jeune âge à la Sorbonne « littérature comparée », voilà que j’étais dans l’interview comparée… Poursuivant ma réflexion, je décidai aussi de m’intéresser à ce qui entretenait la passion que je mettais à faire ce métier : mon plaisir à admirer. C’est un des traits de caractère de Jean Daniel que j’ai voulu interviewer à l’automne 2014 pour clore le livre car il incarne à mes yeux le meilleur de ce métier de journaliste et sa vie est traversée par la plupart des grands thèmes que je viens d’énumérer. Proche de ce sentiment d’admiration, mais moins glorieux, je ne pouvais pas ignorer ma fascination pour la célébrité… Et enfin, et surtout sans doute, il y avait cette fameuse avidité de tout savoir, de tout comprendre de ma « victime », ses grandeurs comme ses failles. Pourquoi ? Mais pour savoir justement ! et pour écrire le meilleur papier, on y revient… Et pour me nourrir sans doute car toutes et tous m’ont beaucoup apporté dans la compréhension du métier de vivre. Ils m’ont même rendue meilleure, car moi qui suis si facilement envieuse, jalouse, essentiellement des écrivains, je ne le suis pas de mes interviewés. La fonction me transforme. L’espace de l’entretien, je vis par procuration…
Il y eut aussi des interviews ratées: comment, pourquoi? Le savoir intéressera peut-être les jeunes journalistes. Peut-être aussi mon livre leur donnera-t-il des façons de faire, une façon d’être? Peut-être seront-ils convaincus qu’il faut beaucoup travailler avant pour s’appuyer sur des connaissances, si intégrées qu’on peut « lâcher » pendant l’entretien, accueillir les apartés, les apparemment hors-sujet pour laisser advenir l’imprévu, le meilleur souvent, et ensuite reprendre son fil, retomber sur ses pieds sans grande difficulté.
(…) Au fond, comme ces auteurs de livres de non fiction qui s’approprient la vie d’un homme réel pour en faire un livre, j’ai voulu faire de mes interviewés des personnages… En exergue de son livre, Janet Malcolm cite cette question posée par le juge au cours du procès entre l’assassin et l’écrivain : « Romancier ou journaliste c’est la même chose alors. C’est bien ce que vous dites ? »

Balises

Photo Dane C.
Photo Dane C.

 

Janvier 2017
Un cairn sur la plage de Bonneveine à Marseille
Pour ne perdre ni la mer, ni le nord
et surtout pas le sud !
Souhaitons d’en rencontrer quelques uns
qui  balisent le sentier de cette nouvelle année.

Mais il faut aussi chercher…

Preste revue de presse

Bernard Pivot dans le JDD s’amuse énormément avec Une femme au téléphone de Carole Fives (Gallimard). Nous aussi à lire la chronique. Ainsi  le fils de l’héroïne bien malade, lui dit qu’elle devient « maniaco-dépressive, tendance casse-couilles »…  Tout le livre (pas encore lu) semble sur ce ton. Pivot résume ainsi : « La maladie et la solitude ne sont pas aussi terrible qu’on le croit, à condition évidemment d’en parler avec humour, d’avoir du nerf, du pep, de la santé, quoi ! »
Philippe Kieffer, journaliste et producteur audiovisuel. Sur son blog le 25 janvier.Avant le débat Hamon/Walls.
(…) Sept candidats, n’ayant eu que leur volonté de « redresser » la France à la bouche et rien, pas l’ombre d’un projet, pas même l’indice d’une modeste considération pour l’avenir du cinéma, l’état de santé du théâtre ou de la danse, les perspectives en matière d’édition et de lecture, les espérances à placer dans l’expansion du jeu-vidéo et de la réalité dite virtuelle.
Pas un geste, pas un signal de soutien appuyé ou d’interrogation critique sur les « filières » (comme on dit en novlangue ministérielle) de l’industrie musicale, du patrimoine, de l’architecture, du spectacle vivant, de l’éducation artistique. Aucune curiosité intellectuelle, non plus, pour le sinistre état de dépendance à l’égard d’une poignée de milliardaires où en est réduite la fiction nationale d’une « indépendance » de la presse française.
C
ela me frappe d’autant que je sors d’une réunion publique organisée par la toute jeune Plateforme Culturelle Eixoise  qui réunit une trentaine de structures. Etat des lieux et perspectives menés tambour battant.
plateformeculturelleaixoise@gmail.com

 

Fanny l'ardente : dire non !

Une rencontre avec Fanny Ardant après la projection de son film Le divan de Staline, c’était alléchant. Et le fait est. Cela se passait à Marseille dans une salle du cinéma Les Variétés  pleine à craquer. Après la comédienne que j’aime de longue date, je découvre la réalisatrice et la femme. Le film, une adaptation u livre de Jean-Daniel Baltassat, est excellent tant sur le fond que sur la forme, porté, emporté par un Gérard Depardieu à la fois sobre et inspiré. La réalisatrice parle de lui avec fougue :  » C’est un des plus grands acteurs du monde, il a joué ce Staline avec toutes les ambiguïtés possibles. » Et de son film avec simplicité et finesse, elle nous donne des clés, livre quelques secrets. Un régal. Elle insiste, comme elle l’a fait sur France Culture ou à La Grande librairie, sur le thème essentiel  : le pouvoir et la peur : « Depuis toute jeune j’ai réfléchi à cette histoire de la peur, notre pire ennemi. » Mais, affirme-t-elle, on peut toujours changer et finalement dire NON ! Comme le fait in extremis Lidia la compagne de Staline . Elle revient sur cette réplique du film : « Qu’est-ce que tu as fait pour perdre ton âme ? Chacun de nous peut se poser cette question. Comment rester unique ? Défendre sa particularité ? »
C’est un appel à résister que nous lance Fanny Ardant avec toute l’ardeur et la séduction qu’on lui sait. Avec cependant un sens de la nuance, de la vérité, rare dans ce genre de prestation, car elle ajoute en substance :  Cela dit la vie n’est pas si simple, certains comme Chostakovitch ont réussi à survivre sans se perdre complètement  .
Cette belle soirée était à l’initiative du professeur Hervé Castanet, psychanalyste,  sous l’égide de la section clinique d’Aix-Marseille qui propose des événements associant la psychanalyse aux arts : cinéma, littérature, théâtre…. Et grâce au cinéma Les Variétés qui avec Le César vient d’échapper à la fermeture, repris en main par Jean Mizrahi, patron de la société Ymagis… Ouf ! car il n’y a pas pléthore de cinés sur Marseille.

 

Annonces dernière heure !

Louise, elle est folle !
Cette pièce de Leslie Kaplan au titre irrésistible est jouée trois soirs à Marseille au Théâtre du Petit Matin. Le texte à la fois étrange et ordinaire, qui valse avec les clichés et les idées reçues, tient les promesses du titre et les deux comédiennes en tirent tout le suc avec une énergie, une drôlerie et une complicité exceptionnelles. Un tout petit plateau, un décor minimaliste – une bâche et un escabeau – et une mise en scène trépidante pour une vraie et belle soirée de théâtre. Mais qui est donc Louise ? Vous pouvez encore le savoir CE SOIR VENDREDI 13 ou DEMAIN SOIR SAMEDI 14 à 20h30

Mise en scène : Philippe Penguy. Avec : Anne Beaumond et Agnès Valentin. Création sonore : Jean-Michel Deliers.
Théâtre du Petit Matin, 67A rue Ferrari, 13005 Marseille.
Réservations : 04 91 48 98 59

Avec toute mon admiration . Dane Cuypers. Edilivre
Lire un extrait et du coup (!)  le commander sur :
https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/779287/s/avec-toute-mon-admiration-255a23e91b/

Musique khmère. Recherche d’un groupe de musique traditionnelle cambodgienne pour le Centre Culturel d’Illzach (Alsace) . Urgent car un groupe devait assurer la prestation pour le 19 janvier mais a malheureusement annulé.
Sébastien LAVIT. INCANDESCENCE
ESPACE 110 – Centre Culturel d’Illzach. 1 avenue des rives de l’Ill 68110 ILLZACH
03 89 52 18 81 – www.espace110.org