Duras encore et toujours

Duras lors d’une belle soirée de juin à la Maison de la Poésie à Paris pour la sortie du livre Le dernier des métiers, au Seuil, réunissant les entretiens de l’auteure de L’amant avec la presse, sous la direction de Sophie Bogaert.. Je vous en reparle sans doute.

Duras au détour d’une page du très joli livre d’Anne Berest , Sagan 1954 (Stock). Entre biographie, autofiction et roman, elle mêle sa vie à celle de l’auteure de Bonjour tristesse et tisse un texte sensible et délicat. Extrait du moment où Sagan vient de dédicacer son livre pour la presse chez Julliard . « Il n’ y a plus rien à faire , qu’à allumer une cigarette ( fumer seule, une habitude maintenant), traverser la rue, marcher quelques pas et passer voir « Flo » (Florence Malraux) dans son bureau chez Gallimard – lui proposer d’aller boire un bock sans limonade. Devant la porte d’entrée de la prestigieuse maison d’édition, une femme s’est assoupie dans une voiture, Françoise l’a reconnue à son rouge à lèvres rouge et à ses paupières de bouddha. Françoise a tant aimé la torpeur de son dernier livre, la chaleur délétère des petits chevaux de Tarquinia, il faudrait oser lui dire mais la reine Marguerite, ainsi endormie, offre le visage radieux d’une jeune noyée qu’on n’oserait déranger. » Les petits chevaux … je me souviens de l’été où je le lus et de m’être divinement, presque dangereusement, perdue dans cette torpeur.

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