bric et broc

Sein sauveur. Ça y est, me dis-je un soir devant « « 28 minutes, la coiffure de Nadia Daam après des semaines de tentatives diverses, c’est gagné ! La voilà toute ébouriffée : sympa. Las ! dès le lendemain l’applatisseur-gomineur est repassé . Ah mais Nadia, change de coiffeur ! D’accord, d’accord, on s’en fout un peu beaucoup, c’est juste histoire de parler, l’essentiel c’est que la journaliste, chevelure en pétard ou en berne, est toujours aussi pertinente et percutante, Et je la félicite d’avoir signé dans Libération l’article- manifeste pour un allaitement libre. C’est vrai que ça tourne au harcèlement ce sein sauveur… de tous les maux qui menacent le nouveau-né
Hashtag. J’avais déjà un peu mal au cœur (effets secondaires d’une grippe) et voilà que j’ai l’idée aussi sotte que grenue (dixit mon grand-père) de plonger dans l’univers des hashtags. Mon immersion fut d’une durée très brève. Ce monde touffu, élémentaire et chaotique a augmenté de façon significative ma nausée. Pourquoi avais-je tenté cette reconnaissance en terrain – miné pour moi je le sais pourtant ? Parce que regardant le documentaire Mein Kampf- manifeste de la haine, sur Arte (15/12/2015) à propos de l’autorisation de réédition de ce torchon, (qu’il faut, j’en suis bien d’accord, mettre sur le marché avec une préface appropriée), j’apprends que le Hashtag Meinkampf fait un tabac. Or, depuis son entrée sur les ondes, ce mot hashstag résonne pour moi comme la schlague des nazis, genre de fouet, alors que oui je sais hashtag ça veut dire mot-dièse (le Canada a proposé mot-clic c’est-y pas chou ?). Emmanuel Valls ayant récemment déclaré qu’on ne pouvait pas gouverner à la schlague une société, le magazine Marianne m’informe que ce mot en banlieue parisienne signifierait : « C’est un trou du cul qui ne fait rien de sa vie ». Décidément rien à sauver dans le hashstag. Vive le dièse.
Angélisme. Le Monde du vendredi 5 février 2016 octroie une page entière à l’écrivain Kamel Daoud qui livre un texte très réfléchi à propos de Cologne. Il nous enjoint à prendre conscience de nos fantasmes d’occidentaux – « Des immigrés accueillis s’attaquent à « nos » femmes, les agressent et les violent » – fantasmes réactivés par la nuit de Cologne. Mais dit-il, défions nous aussi de l’angélisme . « Notre humanisme, notre culpabilité aussi nous fait voir le survivant (…) et on oublie que le réfugié vient d’un piège culturel que résume surtout son rapport à Dieu et à la femme. »  Essayez de lire ce papier courageux de l’auteur de Meursault contre-enquête (une suite à L’Etranger où l’arabe, sans nom dans le livre de Camus, a cette fois le premier rôle)

 

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