Dernière minute

La galerie Impressions vous invite ce soir …
Invitation vernissage Cambodge – jeudi 21 mai à partir de 19h
Exposition de peintures et photographies pour fêter l’association Phare Ponleu Selpak
Exposition du 20 mai au 20 juin 2015
galerie librairie IMPRESSIONS – 17 rue Meslay – 75003 Paris
L’association Phare sise à Battambang est une pépinière de talents : théâtre, cirque, arts plastiques
A tout à l’heure !

Extase poétique – suite

Une sensibilité toute particulière pour les haïku d’extase japonaise lors de la floraison des cerisiers
un message de Bruno Lacoste, consul du Japon à Bordeaux, qui nous donne le lien avec trois sites de haïku –  art délicieux, délicat, qui  toujours cultive  la distance et souvent l’humour, sans pour autant faire l’impasse sur l’émotion. Au contraire.
http://www.eternels-eclairs.fr/haikus-japonais.php
http://www.poetica.fr/categories/haikus/
http://www.haikunet.org/pages/02_haiku_printemps_japon.htm

Deux haïkus pour votre journée :
Retombé au sol
Le cerf-volant
A égaré son âme

Peu à peu mes poumons
Se teignent de bleu
Voyage en mer

Pour Aline
Je sors du cinéma
Panoramique
Le clair de lune

 

 

 

 

Moscou, l'Inde, Nancy Huston

Charité bien ordonnée…
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… commençant par soi-même, commençons donc l’édition printanière de ce blog par la parution d’ un recueil  collectif « Dimension Russie« , orchestré par Chantal Robillard, où vous trouverez ma nouvelle intitulée Tourbillons... Je me suis bien amusée en l’écrivant : j’espère que c’est contagieux à la lecture . Je côtoie, et j’en suis fort flattée, de très  bons auteurs : Olympia Alberti, Marguerite Andersen, Alain Bellet, Olivier Boile, André Cabaret, Rolande Causse, Dane Cuypers,  Didier Daeninckx, Nathalie Dau, Eric Genetet, Claudine Glot, Jacques Jouet, Nicolas Kempf, Jacques Lovichi, Pascal Malosse, Isabelle Minière, Anne-Marie Mitchell, Joel Schmidt, Jacques Serena et Francoise Urban-Menninger.
En cliquant sur le lien du site de l’éditeur ci-dessous, puis à gauche sur « Lisez le début d’une nouvelle », vous pourrez vivre avec moi le départ chaotique pour Moscou d’une héroïne très encombrée  … et commander le recueil si le coeur vous en dit.
http://www.riviereblanche.com/dimmoscou.htm

Vladimir ou le vol arrêté. Restons en Russie avec le beau récit de Marina Vlady paru chez Fayard en 1987 qui raconte douze ans de sa vie avec Vladimir Vissotsky. Je vous ai parlé ici même de ce poète-chanteur adulé par le peuple russe (Anciens articles. Mars 2015 – Un cri dans le ciel) . Je disais pressentir que le livre de l’actrice – dont nous avons tous en tête je crois la tendre espièglerie du regard et du sourire – était un bon livre. C’est le cas. On la suit dans ces années de  peurs, de lutte mais aussi de grand bonheur  avec un grand plaisir tant elle est sincère, simple et diablement émouvante. Diablement oui ! car  la vie de ces deux-là qui s’aiment comme des fous est parfois un enfer. Mais c’est cadeau de la partager avec eux.

Sables (é)mouvants
Vous adorez Nancy Huston et vous n’avez pas encore lu Bad girl- Classes de littérature, (Actes Sud) … bande de veinards ! Un joli moment d’émotion et de littérature vous attend. Nancy Huston revient sur le roman de sa vie – chacun de nous construit, vous le savez – son récit, sa légende . Elle a choisi un procédé qu’elle affectionne, celui de l’adresse – si vous ne vous souvenez pas de sa magnifique biographie de Romain Gary entièrement rédigée sous cette forme, lisez-la. Cette fois c’est une adresse au fœtus qu’elle fut, à qui elle donne le nom de Dorrit (en hommage à La petite Dorrit de Dickens ). C’est passionnant de découvrir sur quel terreau a poussé le futur écrivain, comment ses racines, sa généalogie l’ont façonné. Car « Nous ne tombons pas du ciel (…) Personne n’est libre de tirer un trait et de dire : Le monde commence avec moi, ici et maintenant. » Pourtant chacun de nous est aussi un individu libre d’agir. C’est cette zone, cet entre-deux qu’elle explore. A partir de l’événement à la fois destructeur et fondateur qu’est le non désir d’enfant de sa mère – avortement raté puis abandon de sa famille -,  Nancy Huston détricote, à sa façon associative, si créative, la trame de sa vie pour en démêler les fils. Et, oui, c’est passionnant de découvrir comment se mettent en place ses thématiques d’écriture : avortement, maternité, identité, exil, transmission… Pour autant, ce livre n’est pas du tout de l’ordre du règlement de compte.  Voyez ce paragraphe sur sa mère : «  (…) elle aimait tout mais alors vraiment tout, et de tout cœur. Elle aimait jouer du piano et planter des légumes et se maquiller et confectionner des tartes et lire des livres de psychologie et de critique littéraire et assister à des concerts de musique classique et participer à des conversations spirituelles, et sans doute aurait-elle même raffolé d’être mère et ménagère, si on ne lui avait pas intimé l’ordre de s’en contenter. Hélas, elle était en avance sur son temps. » Cela vous rappelle peut-être quelque chose…
Enfin vous verrez pourquoi, chez Nancy Huston, musique et littérature sont essentielles. Et intimement liées « C’est la musique qui coudra ensemble les morceaux disparates de ta vie. » « Sur les sables mouvants de ton enfance, langage et musique seront des échafaudages invisibles , amovibles, sans poids, auxquels tu pourras toujours te cramponner. » Alors peu de risques à parier que vous allez être embarqué dans cette autobiographie étonnante et que vous lirez ou relirez les romans de l’écrivaine avec une intelligence – au sens premier de compréhension – affinée.
Vous avais-je déjà dit que son essai « Professeurs de désespoir », désormais en poche , était drôle, féroce et ne pouvait pas laisser indifférent : il tourne autour d’un des thèmes majeurs  de l’auteure, la dictature de la beauté chez les femmes. Si je vous l’avais dit, je vous le redis !

L’Inde au métro Crimée
Le 108, Librairie des Orgues –café- restaurant, est le sujet de ma prochaine chronique parisienne dans Le monde est un village sur la radio belge Rtbf . C’est un lieu délicieux – vous saurez tout en m’écoutant quand je mettrai le lien sur le blog. Mais en attendant, si vous rêvez à votre dernier ou à votre prochain voyage en Inde, si vous salivez à l’idée d’un masal tschai ou d’un poulet tandoori,  la fée du logis, Rosa Tandjaoui, vous propose une soirée indienne le vendredi 22 mai. Voilà ce qu’elle en dit :
«  »Sandra Salmanje, auteur du blog « Bollywood Kitchen », a réuni ses astuces, recettes et bons conseils dans un livre de cuisine paru aux éditions Mango : Inde – Toutes les bases de la cuisine indienne. A l’occasion de sa venue, elle nous a concocté un menu spécial Inde, à découvrir absolument ! En deuxième partie de soirée, la gastronomie cède la place à la musique, avec le groupe TulikaTunes. Accompagnée de quatre autres musiciens indiens et occidentaux, Tulika Srivastava crée une alchimie pluriculturelle mélangeant un univers musical métissé autour de textes en Hindi, Français et Anglais. Un véritable voyage musical entre l’Inde et l’Occident. Quelques grooves se rapprochent de l’ambiance Bollywood, d’autres de l’Inde traditionnel et on y trouve quelques couleurs empruntées au Jazz, au Rock et à l’Afrique… »
Le 108 – librairie, café, restaurant, 4, impasse de Joinville (au niveau du 108, av. de Flandre). 75019 PARIS – 01.40.37.16.80. Métro Crimée ou bus 60 www.librairiedesorgues.fr

 

Suspendre le linge dehors…

photo lessive« On va comprendre tout de suite pourquoi mieux vaut un grand vent en même temps qu’un grand soleil. Le vent biens sûr aide les draps à sécher , mais aussi il les agite comme les voiles d’un fantôme. Le soleil permet de voir  au travers tantôt l’ombre des enfants ou de celle qui suspend le linge. Commence alors un jeu de mains de part et d’autre des draps et très vite on tourne autour dans une partie de cache-cache. On tourne autour de ces grandes pièces de linge, qui sentent bon, que la lumière rend transparentes et qui claquent au vent comme la grand-voile d’un navire. On s’attrape les mains, on se touche le front, on essaie de s’embrasser. (…)

Lessive Bouzigues On pourrait croire que je passe beaucoup de temps à étendre du linge dehors. Ce n’est pas le cas. C’est même devenu assez rare aujourd’hui . Mais à chaque fois, je suis ramenée à cette évidence : la conscience d’être là, encore là, bien vivante, en proie aux mêmes sensations qui n’ont pas changé depuis l’enfance, cette impression tenace d’être en sursis. Je ressens le même vertige quand je regarde filer les nuages. Lorsque j’étais enfant vers cinq ou six ans,  ils représentaient pour moi le temps qui s’enfuyait. Dans leur course, j’en étais sûre, ils emportaient avec eux la réponse aux questions que je me posais. Je les suivais des yeux et longtemps je restais obsédée par l’énigme qu’ils me dérobaient. » Consigne des minutes heureuses. Françoise Lefèvre. Ed. du Rocher. 1998
Pour une lessive plus nette, cliquer sur la photo !
Photo en Aubrac : Théi Cassagnes

Son linge, on l’achétera désormais avec plaisir chez Marks & Spencer. « En 1998, l’entreprise  a été l’une des premières  à publier les principes mondiaux d’approvisionnement, qui définissent les normes relatives aux questions éthiques, notamment la protection des syndicats de travailleurs, les heures de travail, les salaires et la sécurité ; une charte signée par le PDG de l’époque, Peter Salsbury. En 2007, Marks & Spencer a lancé « Plan A », une initiative ambitieuse qui comprend désormais 180 engagements sur les questions sociales et environnementales et qui rend compte de ses progrès chaque année. (…) Selon Anna McMullen, le salaire minimum légal actuellement au Bangladesh correspond au quart du minimum décent. Marks & Spencer a créé un outil d’achat qui calcule le salaire minimum vital, et qui se répercute sur la somme versée aux usines aux Bangladesh, en Inde et au Sri Lanka. Le programme Ethical Model Factory de Marks & Spencer au Bangladesh vise aussi à « s’assurer que les bénéfices de prix de revient sont payés aux ouvriers « .
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/m-mode-business-of-fashion/article/2015/05/06/marks-spencer-un-geant-responsable.
Et relire sur ce blog  dans les archives ( colonne de roite ANCIENS ARTICLES)  les infos sur ce sujet  : « Le salaire de la faim » Octobre 2014

extase poétique

P1010847« Et soudain le miracle : au milieu de ces maisons basses, par dessus les toits noircis par la pluie, jaillit dans l’air tendrement voilé l’éclair somptueux du premier cerisier en fleur, le sakura, jet de lumière rose, joyeux dans sa fierté virginale. »

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« A la gare une nouvelle foule de pèlerins arrive pour saluer les cerisiers en fleur. C’est vraiment incroyable à notre époque, cette extase poétique qui s’empare à chaque printemps du peuple japonais. »

Texte Nikos Kazantzaki 1935
Photos Brigitte Mougin 2015

Pour dilater l’extase, cliquer sur les photos