Sur la route du Festival /4

Asie, le réveil ouvrier. Samedi 22 novembre. Depuis l’effondrement en 2013 au Bangladesh d’un immeuble d’ateliers de confection, qui a fait plus de mille morts, les ouvriers, essentiellement des ouvrières, qui fabriquent nos tee-shirts ont  droit à notre intérêt.  Le documentaire captivant de Michaël Sztanke, Asie, le réveil ouvrier,  brosse le tableau de la condition ouvrière dans toute l’Asie. On apprend beaucoup de choses.  Ainsi, en Chine, sur les  syndicats indépendants et interdits à côté du syndicat d’état . Les avancées de ces derniers poussent les entreprises vers le Bangladesh, le Cambodge, la Birmanie où les salaires sont plus bas  – ils représentent 1,5% ?? du prix final  ! Faut-il et comment faire pression sur les grandes marques comme GAP,  H et M  ou Zara ? Faut-il arrêter d’acheter ces produits ? Le film et le débat éclaireront un peu (car c’est très complexe) notre lanterne.
L’année dernière, au cinéma Le Nouveau Latina, était également projeté  un  film de 20 minutes intitulé Cambodge, le salaire de la faim. C’était impossible dans le cadre du Festival, mais essayez de voir ce court métrage sur internet : il est également passionnant et bouleversant. Le Cambodge dépend à 80% de son textile et emploie  91% de femmes. Elles gagnent de 50 à 60 dollars : une fois payées la chambre, les vêtements, les produits d’hygiène, reste autour de 30 dollars pour la nourriture. On ne mange pas à Phnom Penh ou dans ses environs avec 1 dollar par jour. J’avais publié un long papier à ce sujet  que vous trouverez sur la page Accueil du blog, colonne de droite, « Anciens articles » en cliquant sur « octobre 2013 ».

Vous pouvez aussi vous procurer  le numéro 35, septembre 2013 d’Altermondes  (www.altermondes.org) pour son dossier « Vivre de son travail, est-ce trop demander ? « Au sommaire,  un article d’Anne-Laure Porée – qui est aussi la réalisatrice du documentaire Le dernier refuge projeté ce même samedi 22 novembre l’après-midi . Dans son papier, Au Cambodge, les ouvrières donnent de la voix, la journaliste dresse le portrait de trois jeunes femmes khmères. Le dossier fait le tour de la question y compris le mouvement pour le « salaire minimum vital ». Le collectif  Ethique sur l’étiquette travaille dans ce sens.   www.ethique-sur-etiquette.org

Mékong, les pièges du progrèsSamedi 22 novembre. Qui a eu  le bonheur de descendre le merveilleux Mékong ne doute pas que le Cambodge est façonné par ce fleuve : il   coule à travers tout le pays khmer jusque dans ses légendes et ses contes. Nourritures spirituelles donc mais d’abord terrestres :  le Cambodgien est le premier consommateur au monde de poissons d’eau douce. Les projets de  barrages – dont certains sont déjà réalisés – vont-ils décimer la faune aquatique et détruire l’écosystème en modifiant l’irrigation ? Nous en débattrons après le documentaire de Daniel Vin et avec lui.

Autre séduction autre piège ? La production de sucre. Un reportage sur France Inter
http://www.franceinter.fr/emission-interception-cambodge-sucre-khmer-sucre-amer

Tout le programme du festival, en cliquant ICI   Visages du Cambodge_2014
Cliquez sur les photos pour les AGRANDIR

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *