Next and last

Supplément Next de Libé. Première fois que je le lis. Le magazine s’ouvre tout seul (énorme grammage du papier glacé, gros client) sur une publicité avec un papillon à décoller pour sentir Spicebom, le nouveau parfum explosif.  A priori le spicy pour les mecs on n’a pas trouvé mieux : ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de mon amoureux quand j’avais vingt ans : Old spice ! A part ça le gars est  grotesque : les bicotos, les pectoraux,  le regard en dessous, soumis et conquérant, la bouche pulpée effleurant le flacon.  Pourvu qu’on ait l’ivresse. Mais non on ne l’a pas. A la page suivante un reportage de mode. Une  Cosette dévêtue d’un  « Body en mailles » ( horrible chose à trous-trous) avec une bretelle qui dégringole dévoilant un  sein timide, menu; l’ air battu de la pauvrette, soumise, pas du tout conquérante,  ses mains croisées entre ses jambes, une pitié ! Je voulais m’attaquer au papier « Bye bye Blondie »  où Virginie Despentes interviewe ses actrices. Je lis une accroche : « Moi j’adorais les scènes un peu chaudes : j’avais libre accès aux seins de Clara Ponsot. » A quel point je m’en balance, ça me donne une idée de l’infini… J’arrête là. J’ai besoin d’une cale pour ma table branlante. Parfait.

7 réponses sur “Next and last”

  1. Mail parti trop vite. Je poursuis donc : je ne sais pas ce que c’est que ce papier de Virginie Despentes, je ne l’ai pas lu, ce que je sais en revanche c’est
    qu’elle écrit, et plutôt pas mal. Et ce « sein, timide, menu » de la pauvre fashion victim de la page précédente n’est sûrement pas fait pour attirer le lecteur. En revanche, « j’avais libre accès aux seins de Clara Ponsot », c’est tout le contraire : non seulement il attire le lecteur mais aussi la lectrice – lesbienne ou pas – qui reconnaît là une amatrice du sein, la meilleure partie du corps féminin qui ait été créé par la nature pour nourrir, délasser, consoler, endormir et faire rêver tous les vieux enfants et les vieilles petites filles que nous sommes, nous dont le sein est aujourd’hui peu amène, fripé ou en gant de toilette. Voire inexistant.

    1. Chère Catherine, moi aussi je trouve que les seins et les épaules aussi ( un soir d’épaules nues …) dees femmes sont des merveilles du temps de la jeunesse ou de la maturité ! Et j’aime les textes qui les exalte. Mais ! je n’aime pas l’accroche vulgaire que j’ai citée – car c’est une accroche extraite de l’article. Et j’avoue ne jamais avoir lu Virginie Despentes. Tant pis pour moi… See you ! Dane

  2. ouh là, il y a de la nervosité dans l’air…(: ?
    les seins, les épaules de la femme sont beaux, point, menus, gros, dégoulinants ou presque absents je dirais même… ils sont beaux et sont la femme lorsque l’attitude ou la présence féminine y est présente, et là tout est relatif ou pas, selon notre propre regard.
    Le reste n’est il pas que jugements personnels…et infinis…?
    Essayons peut être d’être juste attentif à ce qui est, au delà de nos valeurs ou de nos gouts perso…critère de plénitude…?

    Marianne

    1. Chère Marianne, merci pour les commentaires ! c’est si gratifiant.
      Pour les seins, symboles éminemment féminins, voyons ce que Simone de Beauvoir en pense – joli doc sur Le Castor a priori ce mercredi 14, arte à 22h25

      1. Merci à toi aussi! Et mince encore raté pour hier…
        La femme combative et discrète, alliant le masculin au féminin, le ying et yang, un milieu…une balance alors où un simple regard ou un geste peut incarner une si belle pureté et une force intérieure, une innocence alliée à la maturité, l’attitude douce et juste, forte d’être qui elle est, n’est ce pas cela la féminité…? Et le sein menu a toute sa beauté alors, pour être une grande fan des femmes de Gainsbourg! (:

        Bises

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