Ecrire dit-elle …

Oui je sais titre bateau ! A ma décharge je sors d’une merveilleuse journée consacrée à Marguerite Duras  et organisée  par « Vivre  à Chaville ». Il y avait là toute la fine fleur des spécialistes durassiens, auteurs de livres qu’on lirait bien tous.  Mais non on ne peut pas.  Peut-être faire une exception pour Jean-Marc Turine, romancier, homme de radio et j’en passe, qui travaille en ce moment à un film sur les victimes de l’agent orange au Vietnam – il nous en a parlé avec une émotion communicative. Il a partagé un temps l’intimité de Marguerite Duras et l’a raconté dans  5 rue saint benoit, 5ème étage gauche. A l’écouter, nature, drôle, fin, on avait envie de pousser la porte…

Autre excuse à ce titre bateau, je viens de me délecter de L’urgence et la patience de Jean-Philippe Toussaint qui ne parle que de ça : écrire. Et, l’un n’allant pas sans l’autre, lire. Une  livraison des Editions de Minuit,  107 pages, léger comme une plume, dense comme de l’or, où l’auteur nous offre sans en faire tout un un plat – ou plutôt si, à la façon d’un chef –  ses secrets d’écriture : ainsi comment il «  construit ses hôtels » ou ses personnages, c’est tout comme affirme-t-il . Tout serait à citer. Ainsi des propos sur Dostoïevski,  simplissimes  et brillantissimes – je vous laisse découvrir le passage sur la prolepse. Sur Proust, il a un chapitre superbe dont je n’ose pas vous parler car je ne n’ai toujours pas lu, ou si peu, A la recherche, et c’est évidemment une honte inépuisable (appel à témoignages pour que je me sente moins seule!)

L’urgence et la patience qu’on se le dise.  Jean-Philippe Toussaint  écrit à propos de la première (état de ferveur, de chaleur, tant désiré (car « ici tout se libère et se lâche »),   qu’elle « n’est pas un don mais une quête. Elle s’obtient par l’effort, elle se construit par le travail, il faut aller à sa rencontre, il faut atteindre son territoire. » Bref pour y entrer, il faut énormément de patience. On le savait ! mais que l’écrivain nous le dise avec cette précision et cette poésie mêlée de trivialité qui sont les siennes, c’est cadeau. Illustration :  « Lorsque j’écris un livre, je me voudrais aérien, l’esprit au vent et la main désinvolte. Mon cul. En fait je suis très organisé. » 

Lu dans la foulée La femme qui tremble (Actes Sud) qui traite aussi à sa façon de l’écriture.  Mais par la bande. Voila : Siri Hustvedt, l’excellente romancière et essayiste, la femme de Paul Auster, connait depuis 2006 de violents tremblements qui surviennent, sns crier gare. Elle veut comprendre. Sa recherche dans le domaine de la neuropsychologie est gigantesque, témoin la bibliographie à la fin du livre et les remerciements à son mari : «  Des années durant il a toléré avec bienveillance mon immersion passionnée dans la problématique cerveau/esprit et m’a entendue réfléchir à haute voix ( parfois pendant des heures) à un grand nombre de questions abordes dans ce livre. » Du coup la complexité de son propos estr telle  que par moments, assez souvent même,  on (enfin moi) décroche. Ce n’est pas grave. La lecture reste exaltante pour qui s’intéresse à ce qui se passe en nous quand quelque chose déraille, dérape, quand s’installe un trouble,  comme un intrus, un indésirable. A la fin de l’enquête, l’auteur ne sait pas vraiment de quoi relèvent  ses crises de tremblements. Nous non plus mais on a beaucoup appris avec elle, par exemple sur  ce qu’est vraiment l’hystérie, une «  idée dont la puissance excessive agit sur le corps de façon anormale » Ou bien – et à dire vrai ce fut pour moi une révélation ! – sur  la synesthésie visuo-tactile.  Une hypersensibilité telle  que regarder un glaçon  donne la chair de poule,  entendre le fracas métallique d’un métro, affecte directement les dents…  Mettre un nom reconnu par la science à ce que  j’appelle de la « porosité «  fut un grand moment… Siri Hustvedt en est d’accord, qui écrit : « La synesthésie visuo-tactile est un phénomène identifié depuis peu et que l’on suppose rare. Mon sentiment c’est qu’à présent qu’il a été officiellement diagnostiqué, nous pourrions surgir en foule, beaucoup plus nombreux que les chercheurs le suggèrent. «  Tout cela est lié à l’expérience d’écriture de l’auteur et aux ateliers qu’elle a menés  notamment avec des institutions psychiatriques. Elle décortique par exemple ce qui se passe dans le corps avec l’exercice, des « Je me souviens », basic des ateliers. Quant à sa  façon de pointer l’importance des lieux, théâtre de la mémoire et de l’écriture, elle rejoint celle de Jean-Philippe Toussaint : allez-y voir !  Deux bons livres on vous dit, le premier à mettre dans sa poche pour un petit voyage à Trouville sur les traces de Duras, le second nettement plus lourd à tous points de vue  pour une lecture, à l’ombre,  au bois de Chaville…

P rochaines manifestations autour de Marguerite Duras : les prochaines et prometteuses  « Rencontres de Duras »  les 18,19 et 20 mai 2012; infos  sur le site www.margueriteduras.org

Les vagabondages de Marc Mangin

Inde

Il est  journaliste, il est photographe, il est écrivain. Dans tous les cas il fait preuve d’une tendresse,  qui n’empêche pas un humour (parfois féroce), et d’une sincérité qui ne sont pas choses si fréquentes. Il a bourlingué (le magnifique mot de Blaise Cendrars) pendant 35 ans et puisé dans un fonds de milliers de clichés pour nous proposer ces « Vagabondages » à L’Entrepôt, des photos en noir et blanc, à l’argentique.

Venez voyager et rencontrer dans un lieu épatant ( si vous ne le connaissez pas c’est l’occasion) un type épatant  qui dit des choses comme celles-ci : « L’image ne se limite pas au cadre, aux lignes et aux nuances de gris que jauge le regard marchand. La rencontre et l’émotion la placent dans le domaine de l’intime. Elle porte en elle autant d’odeurs que de couleurs, masquées. A celui qui la regarde de les retrouver. »

Vagabondages, Marc Mangin,  du 21 mars  au 13 mai 2012 – Vernissage le mercredi 21 mars de 18h à 21h – Lecture de textes  de Marc Mangin le mardi 10 avril de 19h15 à 20h15. Galerie de L’Entrepôt, 7 rue Francis de Préssensé, 75014 Paris, métro Pernetty.

Tadjik- Photos Marc Mangin

Colloque de rêve le mercredi 14 mars

 

« La formulation du beau et ses corrélats ici et ailleurs » par Nicole Revel ou bien « Le critère de plénitude » par Dana Rappoport ou encore « Les apsaras entre préoccupations rituelles et contingences esthétiques » par  le chorégraphe Santha leng .Le genre de colloque qui vous sort de vos catégories ordinaires et vous rend intelligent. Si quelqu’un a la chance d’être libre le mercredi 14 et qu’il puisse enregistrer les communications, je serai dans une reconnaissance absolue … Musée quai Branly sous sol, salle 3, de 10h00 à 17h00. Sinon on peut juste rêver au critère de la plénitude …

La lumière des yeux noirs

Je suis fan de Sollers. Cela a toujours été le cas et l’interview que j’avais faite de lui avait conforté ce sentiment. Je l’avais intitulée « Philippe Sollers l’énergie solaire ». C’est toujours ce que je ressens quand j’ouvre un de ces livres ou l’écoute, à la radio ou sur un plateau. C’est un excellent écrivain surtout quand il parle d’amour et d’art. Et ça tombe bien : il ne parle que de ça. Dans L’Eclaircie son dernier « roman » comme dans ses autres livres. J’ai donc, dès les premières pages, retrouvé avec plaisir le Sollers amoureux de la vie, fou de peinture, pourfendeur de ce qui casse les êtres, les empêche d’accéder à la Poésie : «Je vois vivre mes contemporains (…) : ils sont tassés, résignés, sous contrôle. La Société les a eus (… ) »  D’ une interview sur les ondes, j’ai noté : « C’est une critique très sévère de notre société : tout s’achète, se vend, s’effondre. Mon roman parle de tout ça de la main-mise  sociale sur les vies ». 

Que raconte précisément L’Eclaircie ? Pas grand-chose, pas d’intrigue, mais cela n’a  aucune importance. Digressions, incises, échappées belles, il fait ça comme personne Sollers. » Et c’est avec bonheur qu’on entre avec en conversation avec lui  en lisant quelques pages avant d’éteindre la lumière… Dans la même interview il disait : « C’est un roman qui comporte des pensées. C’est pas interdit ! »Bref, le roman (enfin si on veut : le narrateur ressemble furieusement à l’auteur) est celui d’un homme qui retrouve une fois par semaine rue du Bac une divine Lucie. Ils se « désennuient » ensemble, ce qui pour l’écrivain n’est pas du tout anodin mais signifie sortir du bavardage, du bruit, de la réitération publicitaire. La relation avec Lucie est passionnée et tranquille, confortable et poétique. Le rêve.  Deuxième thème : la peinture donc. Essentiellement Manet et Picasso. Deux artistes qui se sont énormément amusés dit Sollers. Comme lui sans doute.  Mais avant Picasso:  Manet Manet Manet. Normalement à la fin du livre on devrait foncer à Orsay voir ses toiles. Ce que font un soir les deux amoureux qui obtiennent d’être seuls au musée. « (…) je suis frappé par les larges dimensions de L’Olympia et du Déjeuner sur l’herbe. La mémoire rapetisse tout, tandis que la présence des visiteurs étouffe les toiles. Lucie est aussi émue que moi (…) J’embrasse longuement Lucie devant l’Olympia. La toile frémit, répond, s’intensifie, sa fraîcheur augmente (…)  …. Troisième thème, en sourdine mais majeur, la sœur du narrateur, Anne. Elle a les mêmes yeux que Lucie qui a les mêmes yeux que  Berthe Morisot au bouquet de violettes peinte par Manet : trois regards de jais, des yeux avec beaucoup de nuit, qui « sauvent de l’avalanche du rien. » Sur sa sœur, Sollers, enfin le narrateur, est pudique, tendre, vibrant. On aime quand il écrit «  Sois bénie petite chérie difficile. »

Le reste du livre on retrouve les coups de colère de l’écrivain à propos de l’art contemporain « cette plaie de laideur grouillante adaptée à la publicité permanente. » Ou «  La grande poubelle qui s’exhibe à La Dogana de Venise ? Là, plus rien à dire, bonsoir et bateau ».  A propos du cinéma : « le rouleau compresseur du cinéma avec la naissance d’une fausse humanité où la fausse femme a tendance à prédominer » Et de la  photo : « Peinture ou photo, il faut choisir. Le Spectacle veut la photo, il faut donc tenter, par tous les moyens, de rendre la peinture impossible. La photo vise la mort . La peinture sonde le vif. »

Mais si on aime Philippe Sollers, c’est d’abord pour ses fulgurances d’écriture. Ce ballet des mouettes vers 20 heures par exemple :  « Elles planent, se renversent, s’offrent, montrent le bout noir de leurs ailes, se taisent très fort, se frôlent, se dispersent, disparaissent, resurgissent et, de temps en temps, bec ouvert, crient ou ricanent  (…) A cette heure elles ne chassent plus le poisson, ne piquent pas vers l’eau, se contentent de voler pour voler mais pas n’importe où, ici, rite et prière  (…) ».

L’Eclaircie, Philippe Sollers, Gallimard

Next and last

Supplément Next de Libé. Première fois que je le lis. Le magazine s’ouvre tout seul (énorme grammage du papier glacé, gros client) sur une publicité avec un papillon à décoller pour sentir Spicebom, le nouveau parfum explosif.  A priori le spicy pour les mecs on n’a pas trouvé mieux : ressemble comme deux gouttes d’eau à celui de mon amoureux quand j’avais vingt ans : Old spice ! A part ça le gars est  grotesque : les bicotos, les pectoraux,  le regard en dessous, soumis et conquérant, la bouche pulpée effleurant le flacon.  Pourvu qu’on ait l’ivresse. Mais non on ne l’a pas. A la page suivante un reportage de mode. Une  Cosette dévêtue d’un  « Body en mailles » ( horrible chose à trous-trous) avec une bretelle qui dégringole dévoilant un  sein timide, menu; l’ air battu de la pauvrette, soumise, pas du tout conquérante,  ses mains croisées entre ses jambes, une pitié ! Je voulais m’attaquer au papier « Bye bye Blondie »  où Virginie Despentes interviewe ses actrices. Je lis une accroche : « Moi j’adorais les scènes un peu chaudes : j’avais libre accès aux seins de Clara Ponsot. » A quel point je m’en balance, ça me donne une idée de l’infini… J’arrête là. J’ai besoin d’une cale pour ma table branlante. Parfait.

Le temps de lire …

C’est le livre d’un honnête homme au meilleur sens du terme . Qui cultive deux vertus majeures   : l’admiration et l’enthousiasme. Il s’appelle Marc Wiltz et il a deux passions : les  voyages et les livres. Il les a réunies lorsqu’il a créé sa maison d’édition Magellan. Aujourd’hui il les exalte dans son anthologie Le tour du monde en 80 livres.

Une jolie idée qui aurait pu s’essouffler ou tourner à l’exercice. Mais non. On se balade avec bonheur sur ces chemins littéraires. Chacun aura son itinéraire. Choix par thème – Nancy Huston côtoie par exemple Cervantès et la Bible sous l’intitulé Mythologies – ou butinage au seul nom des auteurs – ceux qu’on aime, ceux qu’on a mis au purgatoire, ceux qu’on voudrait  (enfin)  lire. Ainsi pour moi de Bruce Chatwin : depuis le temps que je veux entendre Le chant des pistes, je vais mettre fin à ma procrastination (une amie me remet en mémoire ce mot aux consonances peu ragoûtantes ! qui signifie tendance à tout remettre  à demain) et l’acheter derechef. Ainsi de Un train de nuit pour Lisbonne, de Pascal Mercier, que j’ai depuis longtemps très envie de prendre . Ce sera fait juré mais c’est en avion que je rentrerai dans « ce livre de la transformation intime… » Sous la même tête de chapitre, Ruptures de ban,  figure Henry Miller. Marc Wiltz raconte ce que fut pour lui, à 18 ans, cet écrivain  iconoclaste et joyeux. J’ai adoré moi aussi au même âge son écriture torrentielle mais je ne me risquerai pas à réveiller ces émois  : je ne le relirai pas. Je suis également en terrain connu et aimé avec Nicolas Bouvier, Stefan Zweig pour Amok, Alexandra David-Neel, Jacques Lacarrière ,  Kérouac… Ou Papillon : je pensais être la seule à avoir été emportée, toujours dans mes jeunes années, par la saga du bagnard Henri Charrière qui niait être coupable du meurtre dont on l’accusait et avait fait la belle. Nous avons été plus d’un million, rien qu’ en France, à tailler la route avec lui ! Par contre je devrais bien découvrir La croisière du Snark de Jack London ou Le rivage des Syrtes de Julien Gracq – le premier livre,  j’en ignorais l’existence, le second auteur fait partie de mes lacunes notoires. Mes résistances, qui durent  depuis des lustres, ont été balayées par le texte qui  présente le livre.  « L’attente, ici, magnifique, est la marche lente vers l’événement, celui que l’on porte en soi, celui où tout bascule quand on décide ! »  Sur ce sujet, l’attente, notre éditeur fait preuve d’une belle sensibilité. En voyage, dit-il en substance, c’est ce qu’on n’attend pas qui nous est donné avec le  plus de munificence : « l’ extravagant » spectacle des feux d’artifice sur la baie de Naples, un « tapis de lucioles » au bord du Gange, une « pluie d’étoiles filantes » sur la plage de Trégastel … Je ne les ai jamais revus, ajoute-t-il, mais «  ils sont le ciment de mes attentes »

Grand voyageur donc mais pas jusqu’à aller vivre ailleurs pour de bon, et il le regrette. «  Un jour peut-être je ferai mes courses au marché de Phnom Penh sans penser à rien d’autre qu’au repas à venir … » Phnom Penh oui car Marc Wiltz est un amoureux du Cambodge : il rend hommage dans le  chapitre Le fracas des conflits au  livre de François Ponchaud,  Cambodge année zéro, qui apprit à l’occident ce qu’était le régime khmer rouge. Hommage aussi à Bernard Giraudeau qui a consacré dans Cher amour  des pages au pays de l’eau et de la terre. L’acteur tournait un téléfilm là-bas et parallèlement se coltinait le texte de Richard III. C’est alors qu’il réalise, raconte Marc Wiltz, que  Richard III et Pol Pot sont « deux frères, deux cousins en horreur (…)  Quel saisissement et quelle explication limpide par le théâtre (…)  du drame des khmers rouges. »  J’ignorais cela et je vais aussi me procurer ces  pages d’un écorché vif (à la scène et dans ses livres)  qui avait pourtant  – on se souvient de sa lutte contre le cancer –  un formidable goût de vivre.

Le dernier auteur recensé est Malraux. C’est sans doute la lecture de La voie royale, toujours  à 18 ans  qui a déclenché chez l’éditeur une telle empathie avec le pays khmer. Il attendra plusieurs voyages  pour découvrir les temples d’Angkor avec sa femme et ses enfants, un moment plein de grâce qui le fait déborder de gratitude et nous touche. Et du coup on lui pardonne (presque) son indulgence pour le futur ministre de la Culture qui, jeune homme, ( j’ai envie de dire » jeune con ») chourava une apsara au temple rose de Banteay Srei,  « pour étancher sa soif et toucher à son propre mystère ». Ouais.

Pas très grave … Simple avatar de cet enthousiasme si rare et si précieux dont je parlais au début qui nous exhorte à sortir de chez nous, à voir le monde, à s’y risquer. Ce n’est pas « Indignons nous ! » mais « Déchainons-nous ».   « Cessons de consommer et avançons sur nos chemins (…) la qualité de la vie est exactement ailleurs que là où sont les honneurs et le contentement de soi ; elle est sur le chemin qu’on n’a pas encore pris, celui qui nous donnera peut-être quelques sueurs froides mais qui saura aussi nous faire fredonner les bribes du refrain d’une chanson nouvelle … »

Ah ! encore un mot sur l’obsession du temps que l’auteur reconnait avoir, son livre  constituant comme un repère pour «  témoigner en mots que la vie que j’ai menée ne me laissera pas de regrets. »  Je l’avais aussi dès l’adolescence cette conscience de la fuite du temps – mais qui ne l’a pas ? – et mon mémoire en lettres s’intitulait sans complexe «  Le temps et l’espace chez Aldous Huxley ».  Voilà qui me rappelle un de ses livres tout à fait méconnu, Ile,  qui  aurait pu figurer dans cette anthologie aux côtés de Georges Orwell et de Michel Houelbecq. Je m’étais promise de repartir un jour sur cette ile-là, qui traitait de la mort avec l’idéalisme et l’inventivité typiques de l’auteur du Meilleur des mondes, quand les « chevaux du temps » se presseraient à ma porte (merci Supervielle).  Il est temps ! Derechef…

Le tour du monde en 80 livres. Marc Wiltz. Magellan