ça c'est de la musique !

Jazz Cartoon, dimanche 5 février. Charlotte a  visiblement pris bien du plaisir à se mettre  dans la peau de Colette Renard et nous à la suivre on s’est régalé. Oui, on suit sans chipoter la pétroleuse,  l’amoureuse, la gouailleuse, la grande dame de la chanson dont Jacques Brel disait :  «Elle serait la seule à pouvoir interpréter mes chansons » « On frissonne et on fredonne Marseille c’est toi Marseille ! tu cries trop fort/je n’entends pas claquer tes voiles dans le port … car on a tous ça dans l’oreille et dans le coeur,  comme on rigole quand elle entonne Mon homme est un vrai guignol ! On la  suit elle et  ses amants, ses rencontres, avec le musicien Raymond Legrand qu’elle épousera, ses immenses succès dont celui de Bobino avec Brassens, celui de la comédie musicale Irma la Douce, son amitié avec Damia, sa passion incongrue  pour la céramique ! son tour de chant en Russie où elle chanta devant Krouchtchev …  Charlotte est à l’aise dans tous les registres,  sentimental, populaire, poétique… (on l’adore dans Le marin et la rose), et elle nous ravit en interprétant avec beaucoup de drôlerie – mais aussi  un chic, une classe qui en font tout le sel –  la leste chanson Les nuits d’une demoiselle. Le tour de chant se termine avec la voix de Colette Renard ça c’est de la musique !

C’était le première de cet hommage… A la prochaine Charlotte !

Soirée télé divine sur Arte. Dieu qu’il est doux d’admirer  comme le dit Jean Daniel, j’en ai déjà parlé ici. Juliette Gréco au programme.  On se dit qu’on la connait par coeur la môme Gréco, ses mines, ses grâces, ses tours. Et une fois de plus et plus encore cette fois,  elle nous ensorcelle. En première partie un portrait : un bijou : gourmande,  mutine,  grave, mais surtout malicieuse si malicieuse.  Olympia 2004 en seconde partie. Ses cheveux en flèches d’argent autour de son visage, ses yeux tracés par un pinceau japonais, elle nous donne  Le petit bal perdu comme jamais, délectable et  brûlante nostalgie du  temps passé, quelle actrice ! Ou bien Rien n’est vanité : pure jouissance de l’écouter. Et Trois petites notes de musique,  je vous aime chantait la rengaine, mon amour. La façon dont une comédienne ou une chanteuse prononce mon amour dit tout pour moi. Greco dit tout ! Et pour parler de son âge, elle balance  « je n’en ai rien à foutre » me rappelant le conseil de  Jouvet à un jeune acteur  angoissé :  T’as qu’à t’en foutre ! Il y a  aussi son refus de l’ennui – elle s’ennuyait ferme avec son Piccoli de mari qu’elle encense par ailleurs. Oh oui Juliette ne laissons pas l’ennui jouer les souris sur la toile de notre vie- mais non ! lecteurs  branchés  je ne parle pas d’internet…  Juliette Gréco sort un livre » Je suis faite comme ça ». C’est ce que je proclamais « Je suis je suis comme je suis/Je suis faite commeça.Que voulez-vous de plus/Que voulez-vous de moi », récitant le poème de Prévert quand j’avais quinze ans …

Une pensée sur “ça c'est de la musique !”

  1. Oui, mais c’est déjà du passé ! tu n’aurais pas une idée (géniale de préférence) pour ce dimanche 12 février ? parce qu’entre Brigitte (Fontaine) 72 balais, qui hurle « je suis vieille et je vous encule » (jouissif, moi aussi d’ailleurs) et Galabru 89 balais, au bout de ma rue – mais je n’ai pas envie je ne sais pas pourquoi – je manque d’inspiration. Sinon que, oui, on PEUT mettre DEUX Damart l’un sur l’autre, je le fais tous les jours !

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