Billevesées…

TELEDIFFUSEES. C’est un rendez-vous chaque soir assez tard sur France 3 : « La minute épique ». L’objectif est de nous familiariser avec le jargon hippique. Why not. Le problème c’est le choix d’un traitement totalement débile. Et quand je dis débile, je mesure mes mots. Exemple. Que signifie « allonger un cheval ». Eh bien ! nous affirme la jeune femme qui avec un allant certain joue les idiotes de service, cela ne signifie pas ah que non ! le border ou lui tirer sur la jambe non : cela signifie le coucher sur le divan du psy pour cheval. Hein que j’ai raison ! dit-elle en gros au spécialiste qui se pointe alors à l’écran. Eh non … soupire le compère : « allonger un cheval » veut dire changer ses compétences, le mettre sur de longues distances … Ah bon ! qu’elle rétorque en gros la donzelle, Merci alors et à demain…

RADIODIFFUSEES. C’est un rendez-vous tous les matins sur France Inter : « Bons baisers de Manault. » La dite Manault déverse d’une voix sirupeuse des banalités sensées nous bouleverser sur les rapports homme femme, parents enfants, racisme ou mépris ordinaires, comportements mesquins… C’est d’une médiocrité confondante avec un habillage sonore et un parti-pris théâtral qui au début peuvent faire avaler la pilule. Très vite pourtant elle reste en travers de la gorge. L’équipe de France Inter en est chaque matin bouche bée – dans le studio le « malaise est palpable » comme on dit… (« incontournable » cliché (re-cliché ! ) que je raye férocement sur la copie de mes jeunes étudiants journalistes. )

IMPRIMEES . Dans « Le Monde Magazine » du 17 avril 2010 un article intitulée « Polyamours, Qu’ils durent toujours ». Pour aller vite c’est polyamours et polybêtises. Concentré de banalités sur l’amour libre nouvelle formule, né of course aux Etats-Unis. A l’origine un livre « The ethical slut : la salope/le salaud éthique » (qu’on peut trouver sur Google Livres parait-il, si on a du temps et des sous à perdre) ou comment conjuguer amours multiples et morale, voire spiritualité. Si l’on veut vraiment se pencher sur ce sujet vieux comme le monde et qui n’en est pas un – on fait comme on peut – on relira l’adorable « Jules et Jim ».

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