Cher Freud…

Après une journée marathon et les frimas de mai, s’allonger sur le divan douillet … Michel Onfray ne sait pas ce qu’il rate ! Très joli portrait par Judith Perrignon du philosophe du peuple dans « Marianne » (en corps 6, autrement dit quasi en braille, il est écrit que ce texte a été publié par XXI en 2008 ! Bravo XXI – achetez ce gros journal pas comme les autres au moins une fois pour voir ce que c’est d’écrire long sans zapping, ou bien pour les Parisiens allez le lire au « Zimmer », la belle brasserie à droite du Théâtre du Chatelet qui le met à disposition de ses clients).

Je ne suis or donc pas d’accord du tout avec la dénonciation du freudisme par Michel Onfray ( « Le crépuscule d’une idole, l’affabulation freudienne », Grasset) mais cela ne m’empêche pas de trouver irrésistible cette définition qu’en a donné l’écrivain Nabokov : « une application quotidienne de vieux mythes grecs sur les parties génitales ».

Sur le cas Onfray, un bon papier équilibré du psychanalyste Daniel Sibony dans « Le Monde » du 8 mai. Deux idées : au fond que Freud ait été un type bien ou un sale type ne change rien à l’affaire ; un livre de philosophie, contrairement à certaines analyses, n’a jamais permis de se tirer d’affaire … «En fait tous ceux qui souffrent et qui ont bénéficié de l’apport freudien n’idolâtrent pas Freud. Ce n’est pas qu’ils s’y refusent, ils s’en foutent, l’essentiel est ailleurs. C’est la psychanalyse, et quand elle est bien faite par des gens doués et généreux, elle aide le sujet à devenir un penseur de sa vie, à la penser en acte et non en appliquant tel ou tel philosophe, fût-il fameux. » Dommage, conclut l’auteur, que le brûlot du fondateur de l’Université populaire vienne renforcer la résistance de ceux qui auraient vraiment besoin d’une analyse.

Le dernier article que je citerai dans la même livraison du « Monde » du psychiatre-psychanalyste Marc Strauss est bien plus cruel qui voit dans le livre d’Onfray « avec ses outrances, ses excès, sa mauvaise foi, ses pensées nauséabondes » la reproduction de ce qui se passe sur le divan et donc une demande d’analyse restée en souffrance. Alors oui Benoit ! (private référence ) c’est vrai que ce genre d’argumentation interdit toute critique du freudisme. De cette boucle-là on ne sort jamais…c’est une des forces de ce cher Freud !

Billevesées…

TELEDIFFUSEES. C’est un rendez-vous chaque soir assez tard sur France 3 : « La minute épique ». L’objectif est de nous familiariser avec le jargon hippique. Why not. Le problème c’est le choix d’un traitement totalement débile. Et quand je dis débile, je mesure mes mots. Exemple. Que signifie « allonger un cheval ». Eh bien ! nous affirme la jeune femme qui avec un allant certain joue les idiotes de service, cela ne signifie pas ah que non ! le border ou lui tirer sur la jambe non : cela signifie le coucher sur le divan du psy pour cheval. Hein que j’ai raison ! dit-elle en gros au spécialiste qui se pointe alors à l’écran. Eh non … soupire le compère : « allonger un cheval » veut dire changer ses compétences, le mettre sur de longues distances … Ah bon ! qu’elle rétorque en gros la donzelle, Merci alors et à demain…

RADIODIFFUSEES. C’est un rendez-vous tous les matins sur France Inter : « Bons baisers de Manault. » La dite Manault déverse d’une voix sirupeuse des banalités sensées nous bouleverser sur les rapports homme femme, parents enfants, racisme ou mépris ordinaires, comportements mesquins… C’est d’une médiocrité confondante avec un habillage sonore et un parti-pris théâtral qui au début peuvent faire avaler la pilule. Très vite pourtant elle reste en travers de la gorge. L’équipe de France Inter en est chaque matin bouche bée – dans le studio le « malaise est palpable » comme on dit… (« incontournable » cliché (re-cliché ! ) que je raye férocement sur la copie de mes jeunes étudiants journalistes. )

IMPRIMEES . Dans « Le Monde Magazine » du 17 avril 2010 un article intitulée « Polyamours, Qu’ils durent toujours ». Pour aller vite c’est polyamours et polybêtises. Concentré de banalités sur l’amour libre nouvelle formule, né of course aux Etats-Unis. A l’origine un livre « The ethical slut : la salope/le salaud éthique » (qu’on peut trouver sur Google Livres parait-il, si on a du temps et des sous à perdre) ou comment conjuguer amours multiples et morale, voire spiritualité. Si l’on veut vraiment se pencher sur ce sujet vieux comme le monde et qui n’en est pas un – on fait comme on peut – on relira l’adorable « Jules et Jim ».

Billevesées…

TELEDIFFUSEES. C’est un rendez-vous chaque soir assez tard sur France 3 : « La minute épique ». L’objectif est de nous familiariser avec le jargon hippique. Why not. Le problème c’est le choix d’un traitement totalement débile. Et quand je dis débile, je mesure mes mots. Exemple. Que signifie « allonger un cheval ». Eh bien ! nous affirme la jeune femme qui avec un allant certain joue les idiotes de service, cela ne signifie pas ah que non ! le border ou lui tirer sur la jambe non : cela signifie le coucher sur le divan du psy pour cheval. Hein que j’ai raison ! dit-elle en gros au spécialiste qui se pointe alors à l’écran. Eh non … soupire le compère : « allonger un cheval » veut dire changer ses compétences, le mettre sur de longues distances … Ah bon ! qu’elle rétorque en gros la donzelle, Merci alors et à demain…

RADIODIFFUSEES. C’est un rendez-vous tous les matins sur France Inter : « Bons baisers de Manault. » La dite Manault déverse d’une voix sirupeuse des banalités sensées nous bouleverser sur les rapports homme femme, parents enfants, racisme ou mépris ordinaires, comportements mesquins… C’est d’une médiocrité confondante avec un habillage sonore et un parti-pris théâtral qui au début peuvent faire avaler la pilule. Très vite pourtant elle reste en travers de la gorge. L’équipe de France Inter en est chaque matin bouche bée – dans le studio le « malaise est palpable » comme on dit… (« incontournable » cliché (re-cliché ! ) que je raye férocement sur la copie de mes jeunes étudiants journalistes. )

IMPRIMEES . Dans « Le Monde Magazine » du 17 avril 2010 un article intitulée « Polyamours, Qu’ils durent toujours ». Pour aller vite c’est polyamours et polybêtises. Concentré de banalités sur l’amour libre nouvelle formule, né of course aux Etats-Unis. A l’origine un livre « The ethical slut : la salope/le salaud éthique » (qu’on peut trouver sur Google Livres parait-il, si on a du temps et des sous à perdre) ou comment conjuguer amours multiples et morale, voire spiritualité. Si l’on veut vraiment se pencher sur ce sujet vieux comme le monde et qui n’en est pas un – on fait comme on peut – on relira l’adorable « Jules et Jim ».

Parc et café-philo …

O TEMPS SUSPENDS TON VOL !
Ah les beaux jours … Aux Buttes Chaumont y a des petites fleurs, des tulipes et des narcisses et des jeunes gens qui jouent de l’accordéon et du violon, des airs tziganes. L’un comme un personnage de Chagall, couché et longue jambe battant la mesure dans le ciel. Quand il s’assied, il allume une clope et reprend son violon. Sa clope qu’il tient entre ses lèvres serrées n’en finit pas. Le temps arrête lui aussi de se consumer.

ALTERNANCE
C’est peut-être le début de la sagesse. Savoir que c’est l’enfer : il faut se lever, on est mort, on n’a pas préparé ses docs, on ouvre la fenêtre et il fait un froid de loup, le pot de confitures est vide, votre meilleur pull (vu le froid) est sale. Et on se dit : oui c’est odieux, pas la peine de faire semblant, genre assertivité de crotte de bique, l’insupportable « je positive je positive ». Non ! je ne positive pas. MAIS ! mais, c’est peut-être ça la sagesse or donc, savoir que ce moment, comme tous les autres, c’est obligatoire ! va passer, un autre va suivre, supportable, voire agréable et peut-être même divin.

Trente minutes après l’enfer (relatif yes I know ) décrit plus haut, le soleil déchire les nuages, on est à la terrasse d’ un bistro, quelqu’un d’aimé vous envoie un clin d’œil par texto, la baguette est fraîche et ils ont de la confiture, … ça ne dure que 20 minutes tout ça d’accord mais alors quel pied.

Parc et café-philo …

O TEMPS SUSPENDS TON VOL !
Ah les beaux jours … Aux Buttes Chaumont y a des petites fleurs, des tulipes et des narcisses et des jeunes gens qui jouent de l’accordéon et du violon, des airs tziganes. L’un comme un personnage de Chagall, couché et longue jambe battant la mesure dans le ciel. Quand il s’assied, il allume une clope et reprend son violon. Sa clope qu’il tient entre ses lèvres serrées n’en finit pas. Le temps arrête lui aussi de se consumer.

ALTERNANCE
C’est peut-être le début de la sagesse. Savoir que c’est l’enfer : il faut se lever, on est mort, on n’a pas préparé ses docs, on ouvre la fenêtre et il fait un froid de loup, le pot de confitures est vide, votre meilleur pull (vu le froid) est sale. Et on se dit : oui c’est odieux, pas la peine de faire semblant, genre assertivité de crotte de bique, l’insupportable « je positive je positive ». Non ! je ne positive pas. MAIS ! mais, c’est peut-être ça la sagesse or donc, savoir que ce moment, comme tous les autres, c’est obligatoire ! va passer, un autre va suivre, supportable, voire agréable et peut-être même divin.

Trente minutes après l’enfer (relatif yes I know ) décrit plus haut, le soleil déchire les nuages, on est à la terrasse d’ un bistro, quelqu’un d’aimé vous envoie un clin d’œil par texto, la baguette est fraîche et ils ont de la confiture, … ça ne dure que 20 minutes tout ça d’accord mais alors quel pied.