Bref !

Je serai très brève sur les « Nouvelles Brèves de comptoir » de Jean-Marie Gourio au Théâtre du Rond-Point mises en scène par Jean-Michel Ribes. La critique est dithyrambique. Les comédiens sont parfaits. Le décor est délicieux. Le montage sur les sept jours de la semaine est astucieux . Reste le texte. Sur une heure quarante , il y a peut-être allez ! une vingtaine de répliques hilarantes où je me suis dit voilà, on y est, c’est ça les bistros : la gouaille, la mauvaise foi assumée, la poésie, la dérision. Et qu’est-ce qu’on nous donne, pour l’essentiel du spectacle, à nous les amoureux de la banquette moleskine et du café allongé ? Des propos d’alcolo. Excessifs, racistes, faciles. Exaspérants.

Les spectateurs se tordent c’est vrai. Et alors ? Je n’ai ni vu ni lu Les premières Brèves de comptoir montées en 1994 ni les secondes qui datent de l’an 2000 (les textes des trois spectacles sont publiés chez Actes Sud-2010) mais je parierais volontiers qu’elles étaient d’un autre tonneau. Tout a une fin ma bonne dame, même les bons crus.

Si vous avez aimé ce spectacle et trouvez que je suis, comme on disait chez moi, « bégueule » ! allez-y de votre commentaire. Merci !
(Les Nouvelles brèves de comptoir, jusqu’au 7 mai 2010)

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