Sans vergogne !

Sans vergogne ? ( j’adore ce mot) c’est pas sûr… Ajouter son petit blog sur la toile n’est-ce pas bien prétentieux ? Cette idée me trottait dans la tête quand je suis tombée sur un papier, dans la page Rebonds de Libé du 19 mars, signé Didier Heiderich et intitulé  » Grandeur et misère d’internet ». Je vous en livre quelques extraits .

(…) « l’explosion du nombre de blogs démontre la tentation narcissique qui règne sur le réseau, avec pour miroir le compteur des liens, des commentaires et des votes. (…) Pour exister, l’individu numérique, tyrannisé par le temps, doit produire, consommer et relayer de l’information. Il lui semble d’ailleurs que le temps pendant lequel il ne produit ni n’absorbe aucune information sera décompté de son capital social. Le syncrétisme « urgence-omniprésence » l’oblige à tout savoir , à tout commenter, à tout noter, à répondre à toutes les sollicitations, à avoir toujours raison tout de suite. Impossible pour un individu normalement constitué de réponde à des contraines aussi fortes. (…) C’est alors que la misère numérique s’installe, l’addiction aussi : combien d’individus normalement constitués, brillants, culltivés, sombrent dans le commentaire futile, propagent une rumeur sans en avoir vérifié le fondement, votent contre un article sans l’avoir lu (…) »

Je ne suis pas vraiment inquiète du côté de l’addiction !
Je vais simplement prendre ce blog comme un rendez-vous de plus avec l’écriture – ça ne se refuse pas. Si en plus l’une ou l’un le lise et y butine avec tant soit peu de profit, tant mieux !

Dominique Voynet, bonne journaliste

J’ai écouté sur France Inter pas mal de candidats se prêter le matin dans l’émission « X se met en quatre » au jeu de la revue de presse – exercice très difficile que je fais faire à mes jeunes étudiants au CFPJ. Ségolène s’est bien débrouillée, Philippe de Villiers aussi soyons honnête ! Sarko s’est dégonflé et Dominique a brillé. Je n’en tire aucune conclusion (encore que) mais le fait est : elle a m’a épaté comme elle a épaté Nicolas Demorand qui n’a pu retenir un  » Bravo Dominique Voynet, belle revue de presse ! «